DIEU ET L’ENFANT

COMMENT JESUS VOIT LES ENFANTS

Cherchons à regarder les enfants avec les yeux et les sentiments de Jésus. Les enfants, au temps de Jésus, étaient comme les enfants que vous connaissez aujourd’hui. Il n’y a jamais eu d’enfant parfait. Jésus pourrait rencontrer les enfants parmi lesquels vous travaillez, il aurait les mêmes réactions. Essayons de découvrir l’attitude de Jésus envers eux et regardons les enfants avec notre cœur pour répondre avec amour à toutes leurs attentes.

L’enfant méprisé :
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits. Matth 18 : 10
Parce que l’enfant est plus petit que nous par la taille, nous pensons que ses besoins sont plus petits, voire inexistants. L’enfant a souvent des besoins encore plus grands qu’un adulte.
Et si nous regardions son âme ? Est-ce qu’une âme d’enfant est plus petite qu’une âme d’un adulte ? Si au point de vue nourriture, l’enfant devrait avoir le droit aux meilleurs morceaux, alors au point de vue spirituel, donnons-lui le meilleur de la Parole de Dieu. Accordons-lui la plus grande attention possible pour sa vie spirituelle.

L’enfant incompris :
Les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés, à la vue des choses merveilleuses que Jésus avait faites et des enfants qui criaient dans le temple : Hosanna au Fils de David ! Ils lui dirent : Entends-tu ce qu’ils disent ? Oui, leur répondit Jésus. N’avez-vous pas lu ces paroles : Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants... Matthieu 21 : 15-16
Les gens religieux étaient agacés par les cris des enfants qui suivaient Jésus en criant. Ils étaient encore plus agacés par l’attitude de Jésus qui les laissaient crier. Ces gens religieux ne comprenaient pas que les enfants louaient Jésus à la manière des enfants et avec des mots d’enfants. Mais Jésus a bien compris qu’ils étaient en train de le louer très sincèrement et il a beaucoup apprécié.
Un enfant ne s’exprime pas comme nous, il fait les choses spontanément, sans manière, il reste naturel mais sincère. L’adulte que je suis, ne le comprend pas toujours. Essayons donc de comprendre ses joies, ses prières, et même ses colères et ses bouderies.

L’enfant rejeté :
On amena à Jésus des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné ! Marc 10 : 13
Rendez-vous compte de ce que faisaient ces hommes ! Ils ne voulaient pas que les enfants viennent à Jésus. Ils voulaient empêcher les enfants de recevoir la bénédiction de Jésus. Ils les rejetaient... il est vrai que ces enfants étaient tout petits puisque Jésus va les prendre dans ses bras... ils devaient avoir entre 2 et 6 ans. Si Jésus veut les recevoir, bien que si petits, qui sommes-nous pour les repousser ? Au contraire, cherchons à amener au Seigneur tous les enfants, même les tout-petits.

L’enfant scandalisé :
Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendit à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer. Matthieu 18 : 6
Les disciples, très fiers d’eux-mêmes, viennent trouver Jésus pour lui demander qui donc est le plus grand dans le royaume de Dieu. Et ils l’ont fait devant des enfants qui furent très surpris par cet état d’esprit ! Jésus a compris que les enfants étaient choqués par cette attitude.
Un enfant regarde et observe tout. Il peut trouver chez les adultes des attitudes, des paroles choquantes. Combien d’enfants ont été blessés par des paroles dures et injustes, par des attitudes hypocrites ! Même si l’enfant ne l’exprime pas, il peut être scandalisé. A cause des enfants, il nous faut veiller sur notre attitude et nos paroles.

L’enfant perdu :
De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits. Matthieu 18 : 14
Jésus vient de raconter à son auditoire l’histoire du berger qui cherche sa brebis perdue. En application, il parle de la perdition de ces petits. Dieu veut sauver les enfants. Jésus, sur la Croix, est mort aussi pour les enfants.
Si nous ne savons pas que l’enfant est perdu, comment pourrons-nous lui prêcher la repentance. L’enfant a besoin d’apprendre que Jésus l’a aimé si fort, qu’il est mort pour lui à Golgotha.

LE SALUT DE L’ENFANT

Une grande question capitale que nous ne pouvons pas négliger : un enfant est-il perdu ? Que nous enseigne la Bible à ce sujet ?

Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché. Psaume 51 : 7
L’Ecriture nous enseigne que tous les hommes sont pécheurs. Les parents de David étaient des pécheurs. Un pécheur et une pécheresse donneront naissance, bien sûr, à un enfant pécheur. Nous naissons tous pécheurs, c’est notre nature.

Les méchants sont pervertis dès le sein maternel, les menteurs s’égarent au sortir du ventre de leur mère. Psaume 58 : 4
La méchanceté et le mensonge sont déjà en germe dans le cœur du bébé. Bien sûr, le bébé ne peut pas encore parler, mais il manifeste déjà des colères, il fait des caprices, le péché habite déjà en lui.

Il n’y a pas de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Romains 3 : 23
« Tous » : cela veut dire que les enfants aussi ont péché et sont privés à tout jamais de la gloire de Dieu. Ils sont donc perdus éternellement. Mais Jésus est venu pour les pardonner et les sauver gratuitement.

Car Dieu a tant aimé LES ENFANTS qu’il a donné son Fils unique afin que LES ENFANTS qui croient en lui, ne périssent pas, mais qu’ils aient la vie éternelle. Jean 3 : 16
Nous venons de remplacer le mot « monde » et le mot « quiconque » par le mot « enfants ». Quand Jésus regarde le monde, il voit les adultes mais aussi les enfants. Et quand Jésus mourait par amour pour les perdus sur la Croix, son sang était répandu aussi pour le salut des enfants.

L’enfant doit être évangélisé pour être amené à la repentance et au salut. Nous ne devons pas lui cacher que l’amour de Jésus à son égard l’a conduit au Calvaire. Jésus est mort pour lui, à cause de son péché, de ses désobéissances, de ses gros mots, de ses colères, de ses méchancetés...

EVANGELISER UN ENFANT : C’EST QUOI ?

C’est l’amener à aimer Jésus. Il faut lui montrer combien Jésus est grand, qu’il est puissant. Il l’a aimé si fort qu’il est mort pour lui. Il l’aime tant, qu’il le veut auprès de lui dans le ciel. Il est monté au ciel pour lui préparer une place. Et par sa méchanceté, il lui fait de la peine. Mais Jésus pardonne quand il le demande sincèrement !
Quand l’enfant aimera Jésus, il sera prêt à le recevoir dans son cœur, puis à lui obéir.

Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Jean 14 : 15
Quand l’enfant aimera Jésus, nous pourrons lui enseigner à obéir à sa parole. Jésus demande de l’aimer d’abord, puis d’obéir à ses commandements. Autrement dit, il faut d’abord évangéliser l’enfant pour l’amener au salut, puis enseigner l’enfant à mettre en pratique Sa parole pour qu’il soit agréable au Seigneur.

Si vous ne respectez pas cet ordre, vous allez vers un échec. L’Evangile n’est pas un livre de morale mais la Bonne Nouvelle de Jésus qui aime, qui pardonne les péchés et qui change les vies, et qui sauve pour l’éternité.

L’enfant naturel (c’est à dire non converti) ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu... 1Cor2 : 14

Un enfant doit donc passer par la repentance et la conversion pour ensuite obéir aux commandements du Seigneur. Il a une décision à prendre : accepter Jésus dans son cœur.
Au cours de sa croissance, si un enfant éprouve le besoin de renouveler sa décision, c’est normal. Ce n’est pas qu’il doute de son salut, mais il a besoin d’affirmer qu’il appartient à Jésus et de renouveler son engagement.

RELATIONS ENTRE DIEU ET L’ENFANT

Le but des réunions d’enfants est de faire connaître Dieu et son Fils Jésus aux enfants. Au travers de la Parole, nous découvrons les relations que Dieu veut avoir avec les enfants et nous allons enseigner dans ce sens.

1. Dieu veut se révéler aux enfants : c’est à dire que Dieu veut se faire connaître, qui il est, qui est Jésus et combien il les aime : tu as révélé ces choses aux enfants… Luc 10 : 21
2. Dieu veut sauver tous les enfants : il faudra donc enseigner à l’enfant comment être sauvé. Soyez assurés que tous les enfants de votre groupe ont accepté Jésus comme leur Sauveur. Ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits. Matthieu 18 : 14
3. Dieu honore leur foi : Jésus fait la distinction entre les enfants qui croient en lui, et ceux qui ne croient pas. Il faudra amener l’enfant à croire que Jésus est le Fils de Dieu. Si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi... Matthieu 18 : 6 Il faut veiller sur la foi des enfants car elle est fragile.
4. Dieu écoute et exauce leurs prières : Alors qu’Ismaël était un enfant, Dieu écouta sa prière et sauva sa mère Agar d’une mort certaine : Agar ! Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant. Genèse 21 : 17
Il est bon que vous appreniez à l’enfant à prier pour des sujets précis et vous verrez que Dieu va répondre de manière précise à sa prière.
5. Jésus apprécie leurs louanges : Lorsque les enfants criaient dans le temple de Jérusalem le jour des rameaux, Jésus a répondu aux sacrificateurs mécontents : Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants ! Matthieu 21 : 16 A chaque réunion, il est bon que l’enfant loue et remercie le Seigneur pour des choses précises, et pour l’amour de Jésus pour lui.
6. Jésus reçoit leur offrande : Un garçon lui a offert cinq pains et deux poissons ; et ce fut le sujet d’une grande bénédiction pour toute la foule qui a pu être nourrie grâce à l’offrande faite par cet enfant. André dit à Jésus : il y a ici un garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons... Jésus prit les pains, rendit grâces... Jean 6 : 9-11

Dans la mesure du possible, l’enfant doit apprendre à donner au Seigneur son offrande ou bien partager ce qu’il a. Jésus ne méprise pas l’offrande des enfants, mais il l’attend avec plaisir.

7. Un enfant peut être un témoin efficace : même auprès des grands de ce monde, comme l’a été cette fillette qui a permis à Naaman de découvrir la guérison et l’amour de Dieu. La petite fille dit à sa maîtresse : Oh ! Si mon Seigneur était auprès du prophète, le prophète le guérirait ! 2 Rois 5 : 2-3. Un enfant doit témoigner auprès de sa famille, de ses camarades, et même auprès des adultes. Encouragez-le à le faire régulièrement, et même, il peut inviter ses camarades à venir avec lui à l’église.
8. L’enfant doit apprendre à connaître les Ecritures : comme Timothée qui connaissait bien la Parole de Dieu. Dès ton enfance, tu connais les saintes lettres qui peuvent te rendre sage à salut 2 Timothée 3 : 15. Il est très important que, dans l’école du dimanche, l’enfant apprenne par cœur des versets bibliques. Cette parole sera gravée en lui et le rendra fort pour résister au mal.
9. Dieu veut parler à l’enfant : si l’enfant sait écouter la voix de Dieu. L’enfant Samuel ne savait pas que Dieu pouvait lui parler. Eli le lui a appris et Dieu a pu lui parler. Tu diras : Parle, Eternel, car ton serviteur écoute ! 1 Samuel 3 : 9 Dieu veut avoir des relations personnelles avec l’enfant. Dieu veut lui parler pour l’instruire. N’oubliez pas que Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre.

L’école du dimanche doit être un temps de découverte de l’amour de Dieu, du salut de Jésus, un temps de prière et d’adoration, un temps d’apprentissage de la Parole de Dieu. Bâtissez chez l’enfant, une vie spirituelle solide en vous appuyant sur ces 9 points. Enracinez l’enfant dans une foi réelle afin qu’il mette en pratique les enseignements de Dieu.

LES ENFANTS ET L’EGLISE

Trop souvent, on entend dire : « Les enfants sont l’église de demain ! » Est-ce bien vrai ? S’ils sont sauvés, ne sont-ils pas déjà « l’église d’aujourd’hui » ? Ils seront, si Dieu le veut, les pasteurs, les anciens, les diacres, les piliers de « l’église de demain » !
Si nous croyons au salut et à la conversion des enfants, il est évident que tous les enfants sauvés partiront sur les nuées à la rencontre de leur Sauveur quand Jésus viendra prendre son Eglise !

Dans la foule immense des rachetés qui se tiendra en vêtements blancs devant le trône, il est certain qu’il y aura aussi des enfants car l’Ecriture dit : Ce sont ceux qui ont lavé leurs robes et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. Apocalypse 7 : 14 Tous ces rachetés est l’Eglise de Jésus Christ.

Lorsqu’un enfant adresse une prière à Dieu, le Seigneur l’écoute avec autant d’attention que celle d’un adulte et Il l’exauce avec autant de plaisir. Lorsqu’un enfant fait monter vers le ciel sa louange et ses remerciements, le Seigneur l’écoute avec autant de joie qu’un adulte.
Le Seigneur a promis d’être présent là où 2 ou 3 sont réunis en son nom, donc le Seigneur est autant présent dans une classe d’école du dimanche que dans un culte de grandes personnes.

Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, nous pouvons affirmer que les enfants sauvés ne sont pas l’église de demain, mais les enfants sauvés sont bien l’église d’aujourd’hui, même s’ils ne sont pas encore baptisés d’eau. Le baptême est un engagement qui demande un acte de volonté. Le baptême ne pourra être envisagé que lorsque l’enfant sera capable de tenir un engagement. Mais en attendant cette décision, nous affirmons que l’enfant est sauvé.

Quand vous travaillez dans l’école du dimanche, vous travaillez dans le cadre de l’église et ce travail doit se faire sous le regard du pasteur responsable de l’église. Vous-même, vous devez travailler en harmonie avec l’église et vous avez des comptes à rendre devant l’église et son responsable.
Il est bon que l’enfant participe aussi à des réunions où il retrouve les adultes, qu’il voit les services de baptêmes, qu’il joigne sa voix à celles des adultes pour le chant, la louange ou la prière de l’église.

QUEL TRAVAIL PARMI LES ENFANTS ?

Avant tout, il s’agit d’un travail spirituel pour obtenir des résultats spirituels auprès de l’enfant : l’amour de Jésus, le salut, la marche selon la Parole de Dieu, la crainte de Dieu...
Pour accomplir ce travail, il faut des ouvriers spirituels qui emploient des moyens et des outils spirituels.
Il faut des personnes nées de nouveau, animées de l’Esprit, marchant en communion avec Dieu, et mettant en pratique fidèlement Sa Parole.
Les moyens spirituels sont la Parole de Dieu, le Saint Esprit, l’amour de Dieu, les fruits de l’Esprit, l’amour des enfants, la joie du service, la paix du cœur, la fidélité, la patience, la douceur... et la prière.

Personnellement, le moniteur doit s’appliquer à la lecture de la Parole, à prier avec persévérance pour son travail. Il doit être animé d’un amour authentique pour chacun de ses enfants.
Si nous faisons un travail intellectuel ou un travail sentimental ou des cours de morale, nous obtiendrons des résultats en conséquence : des résultats intellectuels, sentimentaux, moraux... mais je le rappelle, nous recherchons avant tout un résultat spirituel.
L’enfant est un corps, une âme, un esprit... pour atteindre son esprit, il faudra passer par son corps et utiliser ses aptitudes manuelles, intellectuelles ; il faudra passer par son âme en lui accordant notre affection et notre intérêt, mais le but final est d’amener l’enfant à la vie éternelle. Nous ne pouvons pas nous permettre de manquer de but.

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