Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Nouvelles du 16/05/2018

Attentat en Indonésie :"Plus proches de Dieu que jamais


Ne céder ni à la peur, ni au désarroi, mais garder une foi ferme. C'est le message d'un pasteur aux chrétiens de Surabaya quelques instants après l'attaque de son église dimanche 13 mai en Indonésie.
Élections cruciales en Malaisie : les chrétiens mobilisés
L’une des églises après l’attentat
Quelques heures après la tragédie survenue dimanche dernier, des partenaires de Portes Ouvertes se sont rendus sur place pour soutenir les victimes et évaluer les besoins éventuels. Ils ont rencontré le pasteur Yonathan, qui avait participé il y a quelques années à un de nos séminaires 'Tenir ferme dans la tempête'.

Alors que les premiers secours s'organisaient pour prendre en charge les victimes de l'explosion survenue à l'église de pentecôte de Surabaya en Indonésie, le pasteur Yonathan s'est empressé de rassembler les fidèles pour prier et pour les encourager.


"Certains se demandent où est Dieu, et pourquoi il ne nous a pas protégés. Même si Dieu a permis que ces choses arrivent, Il reste notre Dieu. Nous ne comprenons pas Ses voies, mais nous ne pouvons pas Le condamner ! Il est omniscient et connaît parfaitement l’avenir. Cet événement est peut-être un moyen par lequel Dieu veut nous tenir spirituellement éveillés, en prière, plus proches de Lui que jamais et préparés à la persécution des temps de la fin. Nous ne devons pas céder à la peur. Il est encore plus dangereux de s'éloigner du Seigneur. Nous devons soutenir chacun par la prière. Priez pour que tous les membres de l'église deviennent plus forts dans leur foi" , a déclaré le pasteur Yonathan.
Trois explosions dans trois églises


Ce dimanche entre 7 h 30 et 8 h, c'est un triple attentat qui a frappé trois églises de Surabaya, la capitale de la province de Java-Est. Le dernier bilan est d'au moins 18 morts et plus de 40 blessés. Dans l'église du pasteur Yonathan, Min (52 ans), un garde de sécurité, et quatre chrétiens ont été tués dont Daniel, 17 ans, qui a tenté d'empêcher la voiture du terroriste de franchir le portail de l'église : "Sans son courage, il y aurait eu plus de victimes", dit le pasteur Yonathan.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le courage de Daniel et l'attitude du pasteur Yonathan
Prions pour le rétablissement des blessés et le réconfort des familles endeuillées
Prions pour que les chrétiens de Surabaya soient des exemples de lumière et de pardon

 

Nouvelles du 09/05/2018

Élections cruciales en Malaisie :


les chrétiens mobilisés
L’issue du scrutin qui se déroule aujourd’hui en Malaisie pourrait menacer la liberté des chrétiens. L’Église de Malaisie encourage ses membres à se rendre aux urnes.
Élections cruciales en Malaisie : les chrétiens mobilisés
Place de l’Indépendance à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie
« Nous avons besoin d’élire des autorités qui se préoccupent véritablement du peuple, qui agissent avec justice et équité, des hommes intègres qui travaillent pour le bien commun de tous les citoyens et pour la cohésion d’une nation harmonieuse et prospère », pouvait-on lire dans une lettre pastorale adressée aux chrétiens du pays, qui se classe au 23e rang de l’Index de persécution de Portes Ouvertes.
Corruption et menace islamique.


Depuis son indépendance, en 1957, le pays est gouverné par le même parti au pouvoir : l’UMNO. Pour tenter de gagner les élections, l’UMNO et Najib Abdul Razak se sont alliés avec le Parti Islamique (PAS). Pour obtenir le soutien des électeurs du PAS, le parti au pouvoir a pour ambition de transformer le pays multi-ethnique et multi-religieux en un État islamique, et à y rendre la charia (loi islamique) égale ou supérieure aux décisions des tribunaux civils.


Le Premier ministre Najib Abdul Razak, doit actuellement faire face à des allégations de corruption. Il aurait détourné plus de 4 milliards de dollars dont au moins 700 millions ont été retrouvés sur son compte personnel. Ces allégations ont sérieusement érodé le soutien à l'UMNO et persuadé son ancien dirigeant, le Premier ministre Mahathir Mohamad, de revenir en politique à l'âge de 92 ans pour déloger l'UMNO du pouvoir.


La liberté religieuse en question
Plusieurs partis d’opposition occupent le terrain, face à l’alliance PAS-UMNO : le Pakatan Harapan, coalition qui comprend le nouveau parti de Mahathir, composé d’anciens membres de l'UMNO ; le Parti d'action démocratique, dominé principalement par les Chinois ; le Parti de la justice populaire dirigé par l'épouse de l'ancien vice-Premier ministre Anwar Ibrahim et d'autres partis mineurs.
Le scandale de corruption qui touche le chef du gouvernement actuel, ainsi que la détérioration de la liberté religieuse pour les minorités au cours des dernières années ont amené beaucoup d’électeurs de tous les milieux à soutenir l'opposition, en appelant à un changement de gouvernement.


« Il est difficile de prévoir l’impact que provoquera le changement de gouvernement, en particulier sur la liberté religieuse. Mais le plus important est de prier pour que la volonté de Dieu soit faite en Malaisie. Priez pour que les bonnes personnes soient en position d'autorité », témoigne un chrétien du pays.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la mobilisation des chrétiens de Malaisie
Prions pour le bon déroulement de ces élections
Prions pour un gouvernement favorable aux chrétiens.

 

Nouvelles du 02/05/2018

Pakistan : miracle judiciaire pourune famille chrétienne


C'était inimaginable, mais Dieu l'a rendu possible ! La famille d'un jeune chrétien tué par des policiers obtient justice. Un dénouement qualifié de «victoire rare» selon ses avocats.
Dimanche des rameaux à Karakosh, dans la plaine de Ninive, en 2017
Arsalan Masih
Que peuvent attendre les chrétiens pakistanais de la justice dans une société qui les marginalise ? Humainement, rien. Mais « Celui qui peut faire [ ] au-delà de ce que nous demandons ou pensons* » peut renverser les situations les plus désespérées. Le 9 octobre 2017 à Sheikhupura, dans la province du Penjab, les parents d'Arsalan Masih (16 ans) étaient doublement anéantis. Ils venaient d'apprendre le décès de leur fils suite à une brutale agression policière, tout en sachant que ce crime resterait probablement impuni. « Nous n'avions aucun espoir que justice soit rendue, car nous sommes une famille chrétienne pauvre et analphabète. Nous n'avions pas idée de la marche à suivre dans cette affaire », se souvient Mushtaq Masih, le père d'Arsalan.
L'argent du sang
Après avoir passé plus de quatre mois en prison, les six policiers incriminés ont offert à la famille trois millions de roupies (environ 19 000 €) selon le concept islamique de « diyat » : l'argent du sang en échange d'une grâce judiciaire. Le 14 mars 2018, le juge a accepté cet échange en vertu de la loi pakistanaise et a acquitté les six hommes accusés d'homicide. L'article 319 du Code pénal pakistanais dit que « quiconque commet un homicide par erreur est passible de diyat ». Chaque année, le gouvernement révise le montant fixé pour le « diyat » : il est d'environ 12 500 € en 2018. Shaheryar Gill, un juriste qui a aidé la famille dans cette affaire, déclare : « À ma connaissance, dans aucun cas de violence policière ayant entraîné la mort d'un chrétien, les auteurs ont été punis. Il s'agit d'une rare victoire pour nos avocats, qui ont veillé à ce que justice soit rendue à la famille. Celle-ci s'est dite satisfaite. »
Que s'est-il passé le 9 octobre 2017 ?
Arsalan s'était battu avec des camarades de lycée ayant un lien de parenté avec un des policiers. Vers 17 heures, six policiers sont entrés dans la salle de classe. Ils ont emmené Arsalan à l'extérieur et l'ont frappé à coups de poing, de pied et avec la crosse de leur arme devant un grand nombre de témoins. Ensuite, ils l'ont fait monter dans un fourgon. Son père raconte : « Arsalan est mort dans la camionnette, mais les agents du commissariat local ont refusé de nous laisser porter plainte contre ses agresseurs. Alors, environ 300 chrétiens ont bloqué la route en signe de protestation, après quoi la police a enregistré l'affaire et une enquête a été ouverte. »
Au Pakistan, la minorité chrétienne est considérée comme impure : elle est fortement discriminée. 

*Éphésiens 3 : 20
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la justice rendue à la famille d'Arsalan
Prions pour que la minorité chrétienne soit respectée
Prions pour une justice équitable au Pakistan

 

Nouvelles du 25/04/2018

Algérie : l'incompréhensible fermeture d'une crèche gérée par une église
Les autorités de la ville de Tizi-Ouzou (Kabylie) ont exigé la fermeture d'une crèche gérée par la plus grande église d'Algérie. Les chrétiens s'interrogent sur cette décision aux motifs flous, dans la continuité d'une vague de fermetures d'églises depuis plusieurs mois.


Dimanche des rameaux à Karakosh, dans la plaine de Ninive, en 2017
À Tizi-Ouzou, l'Église Protestante du Plein Évangile compte 1 200 membres
Ce 17 avril, la notification du gouverneur de la région tombe comme un couperet : la porte menant à la crèche située dans les locaux de l'église doit être scellée. Salah Chalah, pasteur de l'Église Protestante du Plein Évangile, est au commissariat central de la police où il a été convoqué. Les autorités lui reprochent de « diriger illégalement » ce foyer pour jeunes enfants, qui doit rester fermé « jusqu'à ce que la situation administrative soit réglée. » Une vingtaine d'enfants de 1 à 5 ans fréquentaient ce centre, accueillis par quatre puéricultrices chrétiennes.
Consternation et interrogations.

Cette décision intervient suite à la visite, le 25 mars dernier, de la Direction de l'action sociale, accompagnée par les forces de l'ordre. Une première fermeture avait été imposée pour une période de trois semaines. Pour Salah Chalah, c'est la consternation : « Depuis sa création il y a 14 ans, cette crèche n'a jamais été menacée par les autorités, bien que les locaux de l'église aient été inspectés régulièrement. Cet endroit n'a aucun but lucratif : il n'existe que pour transmettre des valeurs chrétiennes aux jeunes enfants car, dans les crèches voisines, l'enseignement du Coran fait partie du programme officiel. » En Algérie, les valeurs islamiques sont inculquées depuis la petite enfance et dans toutes les écoles, et la langue arabe a supplanté le français dans toutes les matières enseignées. En 2016 déjà, un groupe d'universitaires algériens dénonçait l'influence des groupes salafistes et extrémistes.

Discrimination ?

En avril 2017, les autorités de Tizi-Ouzou avaient refusé d'agréer la création d'une garderie pouvant accueillir 80 enfants à une chrétienne, malgré ses cinq années d'expérience. Pourtant, toutes les conditions requises par la loi étaient réunies. Beaucoup pensent que ce rejet inexpliqué est fondé sur des motifs religieux.
Ces derniers mois, les Églises d'Algérie ont été confrontées à une pression constante. Depuis novembre, trois églises ont été fermées à Oran et une à Akbou. D'autres, comme l'Église Protestante du Plein Évangile, ont reçu des notifications de fermeture. Les autorités accusent ces églises de fonctionner sans autorisation, bien qu'elles soient affiliées à l'Église Protestante d'Algérie, le principal regroupement d'églises du pays. Dans la pratique, ces mêmes autorités n'ont presque jamais répondu aux demandes d'autorisation des églises.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour l'engagement des chrétiens de Tizi-Ouzou
Prions pour la réouverture de la crèche
Prions pour que les églises soient équitablement reconnues

 

Nouvelles du 18/04/2018

Turquie : le procès du pasteur Brunson suspendu
Au premier jour du procès, la justice turque a prononcé une suspension de séance. Le pasteur Brunson devra attendre trois semaines avant de répondre aux accusations d'espionnage dont il fait l'objet.
Le pasteur Andrew Brunson pendant sa détention
Le pasteur Andrew Brunson pendant sa détention
À l'ouverture de son procès le 16 avril, Andrew Brunson est resté ferme : « Je refuse les charges mentionnées dans l'acte d'accusation. Je n'ai jamais été impliqué dans des activités illégales. » Il s'est exprimé à la cour en langue turque, qu'il parle couramment après 23 années passées dans le pays comme pasteur d'une église protestante. Andrew Brunson, de nationalité américaine, est accusé d'avoir soutenu la tentative de coup d'État de 2016 contre le président Erdogan en s'appuyant sur deux organisations que la Turquie considère comme terroristes : le réseau FETO de l'islamiste conservateur Gülen et le PKK, parti kurde hors-la-loi.
Une famille dévastée
À la fin de la journée d'audience, le tribunal a ordonné le retour d'Andrew Brunson dans la sinistre prison surpeuplée où il avait été placé après son arrestation le 7 octobre 2016, au lieu d'être ramené à la prison dans laquelle il était détenu récemment.
Suite à cette décision, l'épouse d'Andrew, Norine, présente à l'audience, était bouleversée et a refusé de parler aux médias. « Comme vous pouvez l'imaginer, cette nouvelle est dévastatrice pour le pasteur et sa famille », dit un conseiller juridique de l'American Center for Law and Justice, un organisme qui soutient la défense du pasteur.
Arrêté en raison de sa foi
Pour Ismail Cem Halavurt, l'avocat de Brunson, les procureurs interprètent le ministère du pasteur comme une « aide aux organisations terroristes ». De plus, l'audience comprenait « des témoins à charge anonymes dont les voix et les apparences étaient déguisées ». Mais l'avocat d'Andrew Brunson affirme : « Il y a des preuves qui montrent que Brunson a été arrêté en raison de sa foi. » Andrew Brunson avait lui-même écrit en mars dernier : « Je suis en prison uniquement parce que je suis chrétien. Ma femme et mes enfants me manquent désespérément. Pourtant, c'est un honneur de souffrir pour Jésus-Christ, comme beaucoup l'ont fait avant moi. Je remercie profondément tous ceux qui, partout dans le monde, prient pour moi. »
Son procès ne reprendra pas avant le 7 mai. 
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le soutien dont bénéficie Andrew Brunson
Prions pour qu'il obtienne un procès équitable
Prions pour son épouse Norine et leurs trois enfants

 

Nouvelles du 11/04/2018

Nigéria : à Chibok, quatre ans sans leurs filles


Dans quelques jours, le 14 avril, cela fera 4 ans qu’ils n’ont pas revu leurs filles. Les parents de 112 filles de Chibok toujours en captivité au Nigéria ont besoin de prière et de soutien.
Dimanche des rameaux à Karakosh, dans la plaine de Ninive, en 2017
L’attente, dans les larmes mais aussi l’espoir, pour cette mère de famille à Chibok
Nos partenaires sont retournés à Chibok, dans le Sud de l’État de Borno, au Nigéria. Le sinistre bâtiment de l’école secondaire pris d’assaut par Boko Haram le 14 avril 2014 est en cours de rénovation. Toutefois, l’enlèvement de 219 lycéennes a marqué les esprits, même si 107 d’entre elles ont été libérées depuis.

Comment se réjouir ?
« Je suis plus qu’heureuse. Ma fille est vivante et libre. Elle étudie maintenant », dit Mary, qui a retrouvé sa fille.
Deux des filles du pasteur Ayuba Muta ont été enlevées. « Sur le coup, je pensais ne plus jamais les revoir. Ensuite, j’ai commencé à abandonner toutes choses à Dieu. Un jour, l’une a été relâchée. L’autre est encore captive. J'espère qu’elle sera aussi libérée. »
Yakubu Nkeki Maina, le porte-parole des parents qui a également récupéré sa fille, décrit la situation : « Nous souffrons encore. Bien que certaines soient de retour, nous ne pouvons pas nous réjouir en présence de ceux dont les filles sont toujours portées disparues. Ce serait une provocation. Nous devons porter la croix ensemble, garder la foi et l'espoir jusqu’à ce que toutes soient revenues. »
Soutenus et encouragés
Grâce à votre soutien pendant ces quatre années, les partenaires de Portes Ouvertes ont apporté aux parents de Chibok un suivi post-traumatique, une aide financière (médicaments et nourriture) et des lettres d’encouragement. « Dieu s’est servi de vous. Nous l’avons vu répondre à vos prières », dit Yakubu.
Réconforter les autres
Dernièrement, les parents de Chibok ont parcouru plus de 300 km pour rendre visite aux parents en détresse des 110 filles de Dapchi, un village de l'État de Yobe, enlevées en février par Boko Haram. « Nous voulions les écouter et partager avec eux notre expérience de gestion de vie. » Les espoirs des parents Dapchi se sont réalisés le 21 mars 2018 lorsque Boko Haram a relâché leurs filles. Une seule, Leah Sherubu, n'a pas été libérée, probablement parce qu'elle a refusé de se convertir à l'islam.
Les parents de Chibok encore accablés par l’épreuve demandent aux chrétiens du monde entier de se rallier à eux par la prière.
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour les filles réunies à leurs parents
Prions pour celles qui restent captives
Prions pour que leurs parents gardent espoir avec foi

 

 

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