Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Prions pour nos frères et soeurs persécutés                         

Nouvelles du 18/09/2019

Asie Centrale: puni par sa propre famille


«Tu as accepté le Dieu étranger!» Le baptême de Khan a déclenché la fureur de sa famille. Elle lui a fait payer le prix fort.
Tous les animaux de Khan ont été tués
Khan vit ce que Jésus partageait à ses disciples: «Je suis venu mettre la division… et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.» (Matthieu 10: 35) Khan et Alesya ont vu leurs biens détruits, et leurs ennemis font partie de leur famille!
Khan (pseudonyme) a été baptisé il y a tout juste deux semaines. Son enthousiasme était tel qu’il a voulu partager sa joie avec son fils Sukhob (pseudonyme). Le garçon de 13 ans a vivement réagi:


«Tu as trahi ta foi d’origine! Tu as accepté le Dieu étranger!
Tu n’es plus mon père!»
Le lendemain, 12 septembre, l'adolescent a rassemblé oncles, tantes, cousins et s’est plaint de son père devant la famille réunie. «Mon père a trahi l’islam et a essayé de me forcer à suivre Christ», a soutenu Sukhob.


Les coups violents ont commencé à pleuvoir
Furieux, le groupe familial est arrivé le soir même chez Khan. Les coups violents ont commencé à pleuvoir. Khan avait osé accepter Jésus, se faire baptiser et parler de sa foi à son fils. La colère des membres de sa famille n’avait plus de limites: moutons, poulets, canards, lapins et chiens, tous les animaux de Khan ont été tués. Sa grange a été incendiée. Quant à son épouse Aselya (pseudonyme), elle a été expulsée de la maison, car selon eux:


«Elle est coupable, car elle a été la première chrétienne de la famille!»
Ils ont ensuite ordonné au couple de quitter l’endroit. Aux dernières nouvelles, Khan est toujours à l’hôpital. Il souffre de multiples fractures et d’une commotion cérébrale.
La décision de suivre Jésus est ressentie comme une honte
Khan n’était pas encore chrétien lorsqu’il a épousé Aselya. Elle a prié pour son mari et il a accepté Jésus. Cette persécution extrême touche leur vie physique, émotionnelle et économique. C’est dire combien, pour les chrétiens d’arrière-plan musulman, la décision de suivre Jésus est ressentie comme une honte par les autres membres de leur famille.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour les prières d’Aselya et la conversion de Khan
Prions pour le rétablissement de Khan, pour l’état émotionnel d’Aselya et pour la situation financière du couple
Prions aussi pour le salut de leur fils Sukhob ainsi que des autres membres de la famille

 

Nouvelles du 11/09/2019

Pas de rentrée pour ces 7 églises


Elles ne feront pas de culte de rentrée cette année. Au moins 7 églises ont été fermées (ou empêchées d'être construites) cet été dans différents pays.
La fermeture d’églises se poursuit en Algérie ©MEC
Indonésie, Algérie, Iran, Népal: ce n’est pas le manque de responsables ou de fidèles qui a causé la fermeture (ou la construction) de ces églises pendant l'été. Au contraire, ce sont les autorités qui viennent d'interdire à des centaines de chrétiens l’accès à leur église locale.


Indonésie: le prétexte du permis de construire
• Le 7 août, le culte de l'église de Riau a été interrompu en raison de l’absence de permis de construire, alors qu’une demande officielle avait été faite depuis longtemps. Le pasteur Sinaga a essayé de discuter avec les policiers: «Attendez que le culte soir terminé et nous pourrons parler», leur a-t-il dit. Ils ont refusé.
• Le 1er août, le construction du bâtiment d'église de Semarang a été arrêtée. Motif: la date d’expiration du permis de construire était dépassée. Pour des raisons financières, cette construction était intermittente.
• Le 30 juillet à Yogyakarta, les autorités locales ont annulé le permis de construire qu’elles avaient accordé à une église en janvier 2019. Motif: non-respect de l’obligation d’utiliser fréquemment le bâtiment. Il faut dire que la population avait intimidé les chrétiens en posant des affiches hostiles à de nombreux endroits.
Algérie: 2 nouvelles églises mises sous scellés
• Le 6 août, l'église de Boudjima près de Tizi Ouzou, a été mise sous scellés par la gendarmerie.
• Le 2 septembre, c'est l'église «Prince de Paix» à Ighzer Amokrane qui a été fermée par les gendarmes. Ils avaient déjà essayé de le faire le 28 août mais les chrétiens avaient refusés de quitter l'église.
Iran, Népal: 1 église confisquée, une autre endommagée
• En Iran, le 9 mai dernier, des agents ont changé les serrures et arraché la croix du clocher de l’église assyrienne de Tabriz. Le gardien a été sommé de partir.
Mansour Borji, de l’association Article 18 pour la défense des Droits de l’Homme rapporte:
«De nombreuses églises protestantes sont confisquées en Iran. Elles restent généralement vides, négligées, et se transforment en ruines avant d’être démolies.»
• Au Népal, en juin, une tour de prière proche d’une église a été démolie par les autorités, sans préavis. Elles en avaient pourtant autorisé la construction en 2003. Dans cet endroit forestier de Nawalparasi, il existe plusieurs temples et monastères népalais.
L'arme administrative
Dans tous ces cas de figure, les autorités ont utilisé l’arme administrative. Sans violence, elle passe sous le radar des médias tout en étant d’une efficacité redoutable. C’est une persécution dont la stratégie s’appuie sur la discrétion et le rejet de la minorité chrétienne.
L'absence de bâtiment d'églises ne signifie pas l'arrêt des activités de leurs membres. Souvent, ces derniers se réunissent dans des cours ou au domicile de l'un d'entre-eux. Le message de Christ continue à briller même s'il est combattu.

 
Sujets de prière :

Remercions Dieu parce que les fermetures d'églises n'arrêtent pas le message de l'Évangile
Prions afin que les centaines de chrétiens affectés trouvent une solution pour continuer à se réunir
Prions pour que les gouvernements en Indonésie, en Algérie, en Iran et au Népal accordent et respecte la liberté de culte aux minorités chrétiennes qui y vivent

 

Nouvelles du 04/09/2019

Syrie: quand l’école du dimanche améliore les résultats scolaires


Dans n’importe quel pays, l’éducation des enfants est un vrai défi pour les parents chrétiens. Lorsqu’on y ajoute un contexte de guerre dans une société à majorité musulmane, cela devient une montagne… que l’Église aide à déplacer par la foi.
Reemon, Karim et Micaël: les trois fils de Esaa et Dyala en Syrie
Esaa Samaan et son épouse Dyala fréquentaient la seule église de la ville, à 50 km de Raqqa. «Un jour, des terroristes ont commencé à tuer des gens au hasard. Nous avons quitté notre maison de nuit avec nos deux jeunes garçons épouvantés et le nouveau-né, sans rien emporter. Nous avons couru vers un avenir inconnu dans un lieu inconnu», se souvient Dyala avec tristesse.
7 ans plus tard et 350 km plus loin
Aujourd’hui, à Lattakié (Syrie), leur vie a changé et les garçons ont grandi: Micaël (7 ans), Karim (11 ans) et Reemon (15 ans) vont à l’école avec des enfants d’autres confessions, au passé et aux horizons différents. Mais la violence, le tabac, la drogue et la pornographie se répandent de manière effrayante dans la ville. Les garçons posent des questions. Parfois, ils commencent à imiter les mauvaises actions de leurs amis. Quand ils sont repris, ils répondent: «Mon ami aussi fait ceci et dit cela.» Dyala et son mari sont souvent dépassés.
«Il est difficile de contrôler les sources d’influence de nos enfants, même si nous essayons toujours de les maintenir dans une atmosphère chrétienne.»
Un choix décisif
Un jour, Dyala a entendu parler de l'école du dimanche à l’église Centre d’Espoir qu’ils fréquentent. «J’ai senti que c'était exactement ce dont les garçons avaient besoin. Une communauté chrétienne où ils peuvent trouver des réponses et s’approcher de Dieu. Ils pourraient se faire de nouveaux amis chrétiens et rester à l'écart du mal», dit-elle.
Un impact positif
Pour commencer, Dyala a demandé aux responsables de prier pour Reemon, encore traumatisé par les cris et les bombardements entendus dans sa petite enfance. Elle explique comment l’école du dimanche est devenue une référence pour ses garçons chaque fois qu’ils se comportent mal:
«Ils corrigent d’eux-mêmes leur attitude. Parallèlement, leurs résultats à l’école se sont améliorés.»

Au Centre d’Espoir de l’église, Reemon s’est inscrit à une formation intitulée «Un sens à ma vie». Ce programme a eu clairement un impact positif sur lui. Alors qu’il était violent et qu’il battait ses frères, il s’assied maintenant avec eux et leur parle calmement. Ses frères le voient marcher sur le bon chemin et ils le suivent. À la grande satisfaction des parents!
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour les églises Centre d’Espoir qui accueillent les jeunes, les enseignent et renforcent leur lien avec le corps de Christ
Prions pour la restauration des familles chrétiennes en Syrie, fortement marquées par les années de guerre et de peur
Prions afin que des jeunes comme Reemon deviennent des serviteurs qui prennent leurs responsabilités pour l’avenir de l’Église en Syrie

 

Nouvelles du 28/08/2019

Érythrée: «Nous ne négocierons pas notre foi»


Depuis la fin du mois de juin, deux vagues d’arrestations ont conduit plus de 150 chrétiens en prison dans des conditions inhumaines. Les autorités font pression sur eux pour qu’ils renient leur foi.
Un des camps de détention en Érythrée (photo satellite © UNITAR – Une branche de l’ONU)
La zone est déserte, loin de la première route carrossable. Il faut marcher plus d’une demi-heure sous un soleil de plomb avant d’apercevoir l’entrée du complexe pénitentiaire d’Ashufera. Dans le «goulag érythréen»
Au camp d'Ashufera, les prisonniers sont confinés dans… des tunnels! Seules leurs portes sont visibles.


«Il est difficile d’imaginer la chaleur, l’humidité et les conditions de vie à l’intérieur de ces souterrains sombres et certainement mal ventilés»
C'est ce que nous confie un chrétien anonyme qui s'est secrètement approché du camp. Il se demande également: «Les adultes peuvent avoir une certaine force mentale pour les aider à survivre, mais qu’en est-il des enfants? Quel espoir reste-t-il à ces chrétiens? Savent-ils que d’autres prient pour eux au dehors?»
Deux grandes vagues d'arrestations


La première grande arrestation a eu lieu le dimanche 23 juin à la Faith Mission Church of Christ, dans la ville de Keren. C'était la seule église restée ouverte. L’école gérée par l’église a été fermée. Les autorités ont rassemblé 70 chrétiens (35 femmes, 25 hommes et 10 enfants) et les ont emmenés au complexe pénitentiaire d’Ashufera, dans les tunnels.
Le dimanche 18 août, les autorités ont également arrêté 80 chrétiens de Godayef, un quartier d’Asmara proche de l’aéroport.
«Nous continuerons à suivre Jésus!»


Le 16 août, six chrétiens de Keren ont été emmenés devant un «tribunal informel» au centre de commandement militaire d’Asmara, la capitale. Quand le juge leur a demandé de renoncer à leur foi, ils ont répondu avec audace: «Nous ne négocierons pas notre foi et nous continuerons à suivre Jésus», rapporte une source qui reste anonyme pour des raisons de sécurité.
On estime à plus d’un millier le nombre de chrétiens emprisonnés dans des conditions effroyables. Mais, malgré les risques, l’Église garde espoir. Des communautés ont même vu de nouveaux chrétiens se joindre à elles. «Le fait que des chrétiens gardent la foi après de dures années de prison est pour beaucoup une preuve de la fidélité et de l’action de Dieu», explique un responsable d'église.


Sujets de prière : 

Remercions Dieu pour l’audace et la foi des chrétiens érythréens en prison
Prions pour que Dieu réponde à leurs besoins physiques et spirituels, afin qu’ils gardent espoir
Prions en particulier pour les enfants : que Dieu les protège de la peur et de la haine

Nouvelles du 21/08/2019

Une famille chrétienne expulsée de chez elle au Bangladesh


Leur logement est endommagé et ils ont interdiction d'y retourner. Une famille chrétienne se cache après avoir subi des menaces au Bangladesh.
Mizanur et sa famille devant leur logement endommagé
Parce qu'ils sont chrétiens, un jeune homme et sa famille se retrouvent SDF depuis le début du mois au Bangladesh. Ils doivent se cacher après avoir reçu des menaces.


Le 3 août dernier, Mizanur Rahman (25 ans), était en train de prier et et chanter des cantiques avec sa famille chez lui, dans le district de Kurigram, au Nord du Bangladesh.
Pendant qu'ils chantaient, son frère aîné a fait irruption avec plusieurs villageois. Ils ont crié:
«Vous, les chrétiens, vous êtes un problème.
Nous allons vous battre.»


Ils ont traîné Mizanur dehors, le battant et le torturant physiquement. Ils ont également endommagé la cabane en tôle qui leur sert de maison, y compris les quelques biens de la famille. Ils ont interdit à Mizanur et à sa famille de retourner chez eux, sous peine de représailles.
Logement transitoire


Mizanur, aidé d'un pasteur, a tenté de porter plainte, mais son frère les a à nouveau menacés de représailles. La famille se cache maintenant. Mizanur et son épouse ont des enfants en bas âge.
Mizanur est un chrétien d'arrière-plan musulman et son frère refuse sa conversion au christianisme.
Les partenaires de Portes Ouvertes sur place leur ont trouvé un logement transitoire et leur a fourni des biens de première nécessité.


Sujets de prière :

Remercions Dieu d'avoir épargné la vie de Mizanur et des membres de son foyer
Prions pour que cette famille surmonte son traumatisme et qu'elle mette toute sa foi en Dieu
Prions pour la sécurité des chrétiens qui ont pris le risque de cacher et d'aider Mizanur et sa famille

 
 

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