Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Nouvelles du 18/07/2018

Irak : Noé et sa famille retrouvent enfin leur maison !


Vous souvenez-vous de Noé, cet adolescent qui accompagnait la délégation de Portes Ouvertes à l'ONU en décembre dernier pour défendre la cause des chrétiens d'Orient ? Aujourd'hui la joie éclate dans sa famille : elle peut se réinstaller dans sa maison rénovée à Karamles ! Pour ces chrétiens de la plaine de Ninive en Irak, la foi et la patience triomphent après quatre années d’épreuves.
La chambre de Noé, en août 2017 puis fin juin 2018


Noé (13 ans) est heureux : il a retrouvé sa chambre ! Carrelage neuf, murs fraîchement repeints, nouvelles fenêtres… Combien de fois avait-il rêvé de ce moment tant espéré, dans le camp de réfugiés où il vivait ? Il avait à peine 9 ans quand, le 6 août 2014, sa famille perdait tous ses biens en fuyant la menace de l’organisation État islamique pour se réfugier à Erbil, 80 km plus loin.
Convaincus de rester en Irak


Pendant que les extrémistes pillaient et incendiaient les villages chrétiens de la plaine de Ninive, Noé et sa famille ont survécu grâce à l’aide fournie par des églises partenaires de Portes Ouvertes, comme des dizaines de milliers d’autres chrétiens déplacés. Ces années ont été très dures pour Hathem et Almas, les parents de Noé. Mais ils n’ont pas baissé les bras, convaincus et déterminés à revenir vivre à Karamles. Après la libération de la plaine de Ninive en octobre 2016, ils ont dû encore attendre que le gouvernement autorise l’accès aux villages sécurisés, en août 2017.
Patience et reconstruction
Le retour a été aussi un choc : la maison familiale avait été brûlée, comme 446 autres habitations de Karamles. Il ne restait que des murs et un toit calcinés. Noé et sa famille ont dû vivre dans la maison moins endommagée d’un oncle et d’une tante qui avaient quitté l’Irak. Mais l’espoir était bien là : «C’est si bon d’être de retour !», déclarait Almas il y a un an. Très vite, la communauté chrétienne a formé des comités pour coordonner la restauration des maisons et organiser le retour de la population. La priorité a été donnée aux maisons les moins touchées, réparables à moindre frais. Hélas, la maison de Noé n’en faisait pas partie. Il a fallu attendre son tour. Mais la détermination et la foi ont motivé son père : «Je suis un travailleur. Quand je vois quelque chose à faire, je le fais !», dit-il. Aujourd’hui, la famille de Noé a recommencé à cultiver des légumes autour de la maison rénovée.
L’espoir grandit dans la plaine de Ninive


Avec le soutien de Portes Ouvertes, 944 maisons de familles chrétiennes étaient restaurées fin juin 2018. Et selon les comités mis en place par les églises locales, 8744 familles sont revenues dans neuf villages de la région.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le retour des familles chrétiennes dans la plaine de Ninive
Prions pour l’avancement des travaux de restauration des maisons
Prions pour que les chrétiens d’Irak reprennent espoir, fortifiés dans leur foi

 

Nouvelles du 11/07/2018

L'Érythrée et l'Éthiopie font la paix :
espoir pour les chrétiens ?


Un signe d’espoir pour les chrétiens d'Érythrée et d'Éthiopie : pour la première fois après 20 ans de rupture diplomatique, enfin une perspective de paix entre les deux pays.

Érythrée : chrétiens en prière dans un lieu tenu secret
Les relations se réchauffent entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Les deux pays étaient en désaccord depuis le dernier conflit armé (1998 - 2000) et l'indépendance de l'Érythrée en 1993. Aujourd'hui, le dialogue est retrouvé et une délégation érythréenne vient de se rendre en Éthiopie.
De nouvelles perspectives pour les chrétiens ?
Les négociations de paix laissent espérer des conséquences positives pour les chrétiens de d'Érythrée et d'Éthiopie qui font tous deux partie de l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens :

En Érythrée (6e rang de l’index), l’Église clandestine pourrait être reconnue et la conscription obligatoire pourrait être assouplie, ce qui entraînerait la libération de centaines de chrétiens internés.
En Éthiopie (29e rang de l’index), certains responsables d’églises perçus comme des opposants politiques pourraient être libérés et les restrictions sur la liberté d’expression (sites web et chaînes TV bloqués) seraient peut-être levées.


Érythrée : la « Corée du Nord de l’Afrique »
L'Érythrée a invoqué le conflit avec son voisin éthiopien pour justifier la conscription obligatoire. Un système à durée illimitée où les appelés réduits à la servitude sont parfois soumis à la torture. Les chrétiens des églises non reconnues par l’État courent le risque d’être arrêtés à tout moment. On estime que plusieurs centaines de chrétiens sont emprisonnés en Érythrée, dont certains, des pasteurs, détenus depuis plus de 10 ans.
Éthiopie : liberté religieuse limitée
La société structurée en tribus et l’appartenance religieuse forgent les identités. «Le gouvernement, méfiant, restreint la liberté religieuse : la diffusion et les activités religieuses dans les écoles sont interdits», notent des collaborateurs de Portes Ouvertes. L'Église orthodoxe éthiopienne, très influente, exerce une pression sur les chrétiens d'autres confessions. Certains ont été victimes de harcèlement et même d'attaques.
Ce rapprochement entre l'Éthiopie et l'Érythrée sera-t-il mis à profit pour améliorer la situation des chrétiens persécutés dans les deux pays ? Nos frères et soeurs l’espèrent et prient pour que se lèvent des hommes de bonne volonté.


Sujets de prière : 

Remercions Dieu pour la démarche de réconciliation entre l'Éthiopie et l'Érythrée
Prions pour que Dieu inspire les négociateurs en faveur des chrétiens persécutés
Prions avec les chrétiens d’Érythrée et d’Éthiopie pour leurs pays respectifs

 

Nouvelles du 11/07/2018

Iran : sa famille est harcelée par le pouvoir, elle la défend devant l'ONU
Impressionnée mais déterminée, Dabrina Bet-Tamraz a porté devant l'ONU la situation de sa famille qui est harcelée par les autorités iraniennes en raison de son engagement chrétien.
Dabrina Bet-Tamraz, au siège du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies ©World Evangelical Alliance
Dabrina Bet-Tamraz, au siège du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies
©World Evangelical Alliance
«Les chrétiens iraniens ne sont pas des terroristes, comme mon père l'a dit lors de sa dernière audience. Et je le répète : nous aimons notre pays. Nous prions pour nos autorités. Nous n'avons aucune intention contre le gouvernement. C'était le 27 juin dernier à Genève. Dabrina Bet-Tamraz est venue adresser un message simple et clair devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Son but : dénoncer les fausses accusations et les sentences portées contre sa famille par les autorités iraniennes.
La jeune femme, qui vit maintenant en Europe, a pris la parole au nom de l’Alliance Évangélique mondiale.
Inculpés pour des raisons non fondées
Dabrina est la fille du pasteur Victor Bet-Tamraz, reponsable de l'Église pentecôtiste assyrienne de Téhéran jusqu'à ce que le ministère de l'Intérieur iranien la ferme en 2009. Surveillé, puis arrêté à Noël 2014, Victor avait été remis en liberté sous caution.
La famille Bet-Tamraz est accusée d’«agir contre la sécurité nationale et le gouvernement iranien en organisant des rassemblements illégaux et en formant des responsables d'église à l’espionnage».
Dabrina rappelle que son père a été condamné en juillet 2017 à 10 ans de prison pour «évangélisation» et «activités illégales d'église de maison», entre autres. Sa mère Shamiram a écopé de 5 ans d’emprisonnement et son frère Ramil, arrêté en août 2016, a bénéficié d’une libération conditionnelle. «La valeur de notre maison a payé la caution», précise Dabrina. La famille a fait appel de ce jugement.
Des peines de plus en plus sévères
Dabrina a déclaré que le traitement infligé à sa famille n’est pas un cas isolé. L’État iranien, veut étendre l’influence de l’islam chiite au Moyen-Orient. Ces derniers temps, les chrétiens arrêtés sans raison valable encourent des peines de prison de plus en plus dures. La conversion de l’islam vers le christianisme est proscrite, car elle constitue un danger pour la religion d’État et la sécurité nationale. «Nous avançons en ayant confiance en Dieu, en attendant qu’il agisse», affirme courageusement Dabrina.
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la foi et la détermination de Dabrina
Prions pour que Dieu fortifie sa famille sous pression en Iran
Prions Dieu de parler au cœur des conseillers de l’ONU et aux autorités iraniennes

 

Nouvelles du 04/07/2018

Iran : sa famille est harcelée par le pouvoir, elle la défend devant l'ONU
Impressionnée mais déterminée, Dabrina Bet-Tamraz a porté devant l'ONU la situation de sa famille qui est harcelée par les autorités iraniennes en raison de son engagement chrétien.
Dabrina Bet-Tamraz, au siège du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies ©World Evangelical Alliance
Dabrina Bet-Tamraz, au siège du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies
©World Evangelical Alliance
«Les chrétiens iraniens ne sont pas des terroristes, comme mon père l'a dit lors de sa dernière audience. Et je le répète : nous aimons notre pays. Nous prions pour nos autorités. Nous n'avons aucune intention contre le gouvernement. C'était le 27 juin dernier à Genève. Dabrina Bet-Tamraz est venue adresser un message simple et clair devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Son but : dénoncer les fausses accusations et les sentences portées contre sa famille par les autorités iraniennes.
La jeune femme, qui vit maintenant en Europe, a pris la parole au nom de l’Alliance Évangélique mondiale.
Inculpés pour des raisons non fondées
Dabrina est la fille du pasteur Victor Bet-Tamraz, reponsable de l'Église pentecôtiste assyrienne de Téhéran jusqu'à ce que le ministère de l'Intérieur iranien la ferme en 2009. Surveillé, puis arrêté à Noël 2014, Victor avait été remis en liberté sous caution.
La famille Bet-Tamraz est accusée d’«agir contre la sécurité nationale et le gouvernement iranien en organisant des rassemblements illégaux et en formant des responsables d'église à l’espionnage».
Dabrina rappelle que son père a été condamné en juillet 2017 à 10 ans de prison pour «évangélisation» et «activités illégales d'église de maison», entre autres. Sa mère Shamiram a écopé de 5 ans d’emprisonnement et son frère Ramil, arrêté en août 2016, a bénéficié d’une libération conditionnelle. «La valeur de notre maison a payé la caution», précise Dabrina. La famille a fait appel de ce jugement.
Des peines de plus en plus sévères
Dabrina a déclaré que le traitement infligé à sa famille n’est pas un cas isolé. L’État iranien, veut étendre l’influence de l’islam chiite au Moyen-Orient. Ces derniers temps, les chrétiens arrêtés sans raison valable encourent des peines de prison de plus en plus dures. La conversion de l’islam vers le christianisme est proscrite, car elle constitue un danger pour la religion d’État et la sécurité nationale. «Nous avançons en ayant confiance en Dieu, en attendant qu’il agisse», affirme courageusement Dabrina.
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la foi et la détermination de Dabrina
Prions pour que Dieu fortifie sa famille sous pression en Iran
Prions Dieu de parler au cœur des conseillers de l’ONU et aux autorités iraniennes

 

Nouvelles du 27/06/2018

Chine : déjà 3 650 jours de prison
pour le pasteur Alimjan Yimit


Arrêté en 2008 et condamné en 2009 à 15 ans de détention, le pasteur Alimjan Yimit est parvenu aux deux tiers de sa peine en Chine. Des chrétiens locaux nous donnent de ses nouvelles.
La police est venue expulser 74 enfants de leur foyer
Alimjan Yimiti, avant son arrestation en 2008
Alimjan Yimit est un responsable d’église de maison qui paie le prix fort pour sa foi chrétienne et de son témoignage parmi les Ouïghours, dans l’Ouest de la Chine. Des chrétiens locaux nous ont communiqué de ses nouvelles. Il est maintenant est autorisé à appeler sa famille une fois par mois :
«Pour lui, parler avec sa femme Gulnur et ses deux fils est le moment le plus heureux. Son fils aîné vient d’être admis à l’université et cela réjouit Alimjan, qui se trouve dans un état de paix spirituelle et de stabilité physique. Bien qu’il soit toujours en prison, les conditions de vie sont meilleures que s’il était en camp de rééducation», rapportent-ils.
Pour sa famille, l’épreuve de cette longue séparation reste redoutable. Cependant, Gulnur et ses fils gardent la foi, portés par les prières. «Au début, j’étais si faible que je pouvais à peine me lever. Mais le Seigneur nous a entendus et m’a donné une force nouvelle. Je peux aller de l’avant avec plus de courage, et nous avons beaucoup appris», dit-elle.
Responsable d'une église de maison clandestine
Alimjan est Ouïghour, une ethnie à majorité musulmane proche des peuples d’Asie centrale. Employé d’une société agricole britannique et responsable d’une église de maison clandestine, Alimjan a été étroitement surveillé par la police jusqu’à son arrestation.
Alimjan a été arrêté et incarcéré en 2008. Pendant 18 mois, il n’a eu droit à aucun contact avec sa famille et a subi de graves maltraitances qui l’ont conduit à l’hôpital. Finalement en octobre 2009, Alimjan a appris qu’il avait été condamné à 15 ans de prison pour « Révélation de secrets d’Etat à des organisations étrangères ». Mais pour les témoins qui l’ont fréquenté, il ne fait aucun doute qu’Alimjan a été arrêté en raison de sa foi chrétienne.
L’Église, force déstabilisatrice selon les autorités
Actuellement, les autorités avertissent les chrétiens de ne plus se réunir dans des églises non enregistrées (par exemple des bâtiments commerciaux loués) sous peine de graves conséquences. Ainsi, dans la province du Henan, une centaine d’églises ont été fermées pour le seul mois de mars, contraignant les chrétiens à se retrouver clandestinement chez les uns et les autres !
Tout en étant convaincu que «les chrétiens sont de bonnes personnes», le gouvernement chinois considère l’Église comme une force déstabilisatrice à cause de la croissance du christianisme. La préoccupation de l'État est d’adapter le christianisme à la réalité culturelle, linguistique et politique du pays pour unifier la population. Depuis mars 2018, le Parti communiste chinois a dissous son Bureau des affaires religieuses pour placer ce domaine sous le contrôle direct du Comité central.
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le courage d’Alimjan et de sa famille
Prions pour que Dieu les réunisse bientôt à nouveau
Prions Dieu de fortifier les chrétiens ouïghours et chinois sous pression

 

Nouvelles du 20/06/2018

Persécutée dans un des pays de la Coupe du monde de foot


L’événement planétaire de la Coupe du monde de football ne doit pas nous faire oublier que, parmi les 32 nations engagées, 7 figurent dans l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens. L’un de ces pays est l’Arabie Saoudite, où vit Nawal.
La police est venue expulser 74 enfants de leur foyer


En Arabie Saoudite les chrétiens d'origine musulmane sont condamnés au silence
Vous souvenez-vous de Nawal*, cette chrétienne saoudienne de l’ombre dont nous avions parlé dans un précédent «fil rouge» ? Vous aviez été nombreux à être touchés par son histoire et beaucoup d’entre vous ont prié pour sa situation. Il est très difficile pour nos collaborateurs d’entrer en contact avec les rares chrétiens connus en Arabie Saoudite, surtout lorsqu’il s’agit d’une femme. C’est donc un privilège d’avoir pu communiquer avec Nawal, en prenant de multiples précautions pour préserver sa sécurité.


Elle demande la prière en secret pour son bébé
Nawal (30 ans) est mariée à un musulman qui ignore tout de sa foi chrétienne. Récemment, elle a donné naissance à un petit garçon, son deuxième enfant. Il y a eu des complications et l’enfant a eu besoin de soins médicaux. Mais dans cette période de soucis, Nawal a mis sa foi en action. En secret, elle a fait appel à quelques chrétiens de confiance et leur a demandé de prier pour sa famille. Depuis, la santé du bébé s’est améliorée.


Pas le droit à l'erreur au risque d'être condamnée
Il faut bien du courage à Nawal pour vivre sa foi, seule et totalement isolée, sans aucune véritable communion fraternelle. Une frustration que viennent cependant adoucir les messages échangés sur son portable grâce à une application et un numéro neutre. Mais Nawal doit systématiquement effacer chaque conversation. Ainsi, le monde de Nawal est extrêmement réduit, conditionné par mille précautions.
Son entourage pense toujours qu’elle est musulmane : en Arabie Saoudite, où quitter l’islam peut mener à la peine capitale, Nawal n’a pas droit à l’erreur. Elle ne peut pas exprimer sa foi personnelle, même à ses proches, sous peine d’être découverte en tant que chrétienne. Sans accès à un enseignement biblique ni à d’autres chrétiens en mesure de lui apporter une formation de disciple, Nawal a une foi qui reste très vulnérable. Dans ces conditions, elle a appris à dépendre entièrement de Dieu et demande régulièrement à ce que l’on prie pour elle et pour sa famille. Son seul lien avec le monde extérieur et sa seule source d’encouragement, ce sont vos prières.


*Pseudonyme
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la persévérance de Nawal dans sa foi
Prions pour que Dieu la fortifie et protège ainsi que ses enfants
Prions afin que Dieu parle directement au cœur de son mari

 

Nouvelles du 13/06/2018

Burkina-Faso : libération d’un pasteur enlevé avec sa famille


Le pasteur Pierre Boena et sa famille, enlevés le dimanche 3 juin dans la région de Soum, au nord-est du Burkina Faso, ont été libérés quatre jours plus tard sur le territoire malien.
La police est venue expulser 74 enfants de leur foyer
Le pasteur Pierre Boena
Dans le village de Bilhore, c’est le soulagement. Le 7 juin, des sources locales ont déclaré à Radio Oméga que Pierre Boena, son fils David, sa belle-fille Ami Sawadogo et ses deux petites-filles venaient d’être libérés. La raison de leur libération n'est pas connue, et on ne sait pas non plus si une rançon a été payée.
Une série d’enlèvements


Pierre Boena, pasteur de l’Assemblée de Dieu à Bilhore, près de la frontière malienne, avait été enlevé dans la soirée du dimanche 3 juin alors qu’il se trouvait en famille à son domicile. Le 20 mai, un responsable de l’église d’Arbinda (à 40 km de Bilhore) a été également kidnappé avec son épouse qui tentait de résister à l’attaque. On n’est sans nouvelles du couple.


Toujours dans cette région, un couple de chrétiens australiens a été pris en otage en janvier 2016 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Ken et Jocelyn Elliot géraient une clinique à Djibo. Jocelyn a été libérée un mois plus tard, mais son mari est toujours captif. Ces enlèvements ont créé un climat d’anxiété au sein des communautés chrétiennes locales. Jusqu’à présent, les attaques menées par les combattants islamiques ne visaient que des militaires ou des fonctionnaires, mais la violence inquiète la population civile. Une région troublée


Début 2017, les extrémistes ont averti les enseignants d’abandonner la langue française pour n’enseigner que l’arabe et l’islam. 216 écoles ont été fermées, laissant plus de 24 000 enfants déscolarisés. Un chef d’établissement, plusieurs enseignants et des élèves ont été tués. Plusieurs villages ont été vidés de leurs habitants, et plus de 15 000 personnes ont fui la région.


Depuis 2015, le nord du Burkina Faso a connu 80 attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières. L’escalade de la violence islamiste sur fond de rivalités ethniques déstabilise les communautés chrétiennes (20 % de la population) dans un pays considéré traditionnellement comme un modèle de tolérance.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la libération du pasteur et de sa famille
Prions pour que Dieu fortifie la communauté chrétienne menacée
Prions afin que la paix revienne dans cette région du Burkina Faso

 

Nouvelles du 06/06/2018

Inde : 74 enfants déscolarisés après la fermeture de leur foyer
Il y a 1 jour

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La police est venue expulser 74 enfants de leur foyer

Soixante-quatorze enfants défavorisés ont dû quitter leur foyer géré par des chrétiens dans l’État du Rajasthan, suite à la fermeture du bureau de la Mission Emmanuel. Un nouvel exemple de la persécution qui s’appesantit sur les chrétiens en Inde.

La scène largement diffusée sur les réseaux sociaux montre des policiers encadrant une colonne d’enfants avec leurs bagages, jusqu’au car qui les conduira ailleurs. Les parents et les éducateurs présents sont impuissants face au drame qui se joue sous leurs yeux. 74 enfants brutalement privés de scolarité et d’éducation parce que les autorités ont ordonné la fermeture, le 9 mai, de l’organisation qui gère leur foyer d’accueil. Motif : elle ne s’est pas réenregistrée auprès du comité de protection de l’enfance selon la loi de 2015. Dans les faits, chaque tentative d’enregistrement a été rejetée.
Opposition politique

«La Mission Emmanuel est connue depuis plus de dix ans pour sa qualité d’éducation et de service. Son fondateur s’est heurté à une forte opposition des principaux dirigeants politiques», a déclaré Lilian Grace, de la Commission des minorités du Rajasthan. «La Commission de protection de l'enfance a agi de manière arbitraire, sans égard à l'application régulière de la loi. De ce fait, l'activité de l’organisation s'est arrêtée sur une décision de justice, sans aucun fondement», ajoute l’avocat Dinesh Pardasani.
«Les nationalistes hindous nous diabolisent»

Alors que le nationalisme hindouiste s'intensifie en Inde, des dizaines de personnalités ont appelé à une action concertée pour faire respecter la constitution et les droits fondamentaux du pays lors d'une conférence qui marquait les quatre années de gouvernance par le Premier ministre Narendra Modi. Au sujet de la communauté chrétienne, Tehmina Arora, avocate et directrice d’un groupe de défense des droits humains, n’a pas mâché ses mots :

«Les nationalistes hindous nous diabolisent et nous attaquent. En 2017, les atrocités commises envers les chrétiens ont augmenté de 20 %. Nous n'avons pu déposer que 25 affaires pénales, contre plus de 240 faits déclarés au cours de l'année. Quand vous allez à la police, les agents coopèrent à peine et refusent souvent d'enregistrer les plaintes. La culture de l'impunité est de plus en plus répandue. On nous dit que toute personne accusée de convertir les hindous sera battue.»

Des responsables chrétiens ont réagi concrètement en publiant le 8 mai une lettre qui encourage les chrétiens indiens à jeûner et prier chaque vendredi «pour notre renouveau spirituel et celui de notre nation», en vue des élections nationales de 2019.
Sujets de prière

Remercions Dieu pour le travail effectué jusqu’ici auprès des enfants
Prions pour que Dieu protège et conduise chacun d’entre eux
Prions pour que les chrétiens tiennent ferme face à la persécution en Inde

 

Nouvelles du 30/05/2018

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