Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Nouvelles du 15/08/2018

Cameroun : un enseignant du Coran décide de suivre Jésus
Depuis qu’il a découvert la vérité sur Jésus, Omar a cessé d’enseigner le Coran. Une décision qui lui a valu de graves ennuis et qui a divisé sa famille.
Omar, un enseignant du Coran, a découvert que Jésus est le véritable chemi
Omar, un père de famille de 31 ans, était très respecté dans son village à l’extrême Nord du Cameroun : il enseignait le Coran. Mais le 5 avril dernier, il a entendu le message de l'Évangile et cela est venu bousculer ses convictions.


«Je suis rentré chez moi. Connaissant bien le Coran, j'ai décidé d'y lire ce qu'il disait sur Jésus. J'en ai tiré la conclusion que Jésus est le chemin», se souvient Omar.
Les ennuis commencent
Le lendemain, les élèves sont venus pour leur leçon coranique habituelle. Omar a essayé de les envoyer vers un autre professeur, mais ils se sont mis à pleurer et ils ont refusé de partir. Cela a attiré l’attention des parents, qui ont voulu savoir ce qui se passait. «Je leur ai dit que j'avais découvert la vérité sur Jésus et que je voulais le suivre», dit Omar. Cette déclaration n’a pas été du goût de son oncle, qui s’est présenté au domicile d’Omar. Alors que dehors la foule grandissait, il a fait pression sur Omar pour qu’il quitte la communauté.


Ne pas rendre le mal pour le mal
Plus tard, cet oncle a profité du moment où Omar était parti au marché pour mettre le feu à sa maison. Omar était dévasté, prêt à riposter : «J'ai acheté du carburant et j'ai pris des allumettes pour aller mettre le feu chez lui. Mais quelque chose m'a retenu. J'ai appelé le pasteur. Il m'a dit de ne pas rendre le mal pour le mal», raconte-t-il. Sur les conseils du pasteur, Omar a emmené sa famille au village de son père, un musulman non pratiquant, alors que lui-même trouvait refuge auprès d’un autre pasteur.
«Un jour, j'ai découvert que ma femme et mes enfants n'étaient plus là. Mon père m'a dit qu'il n'était pas le tuteur de ma famille et que je n'étais plus son fils», dit Omar.
Actuellement, on a fait savoir dans le village que quiconque trouvait Omar devait le punir pour avoir quitté l’islam. Sous la pression, Omar a décidé de déménager à nouveau. «Maintenant que je connais la vérité, j'ai fermement décidé de suivre Jésus. Je ne veux pas continuer dans l'islam», affirme Omar.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la ferme décision prise par Omar
Prions pour que Dieu l’encourage pendant cette période difficile
Prions Dieu de subvenir à ses besoins et de le réunir à sa famille

 

Nouvelles du 08/08/2018

Inde : persécution intense dans le district de Gadchiroli


Chrétiens menacés de mort, ostracisés, maisons détruites… La persécution des chrétiens est extrêmement forte dans le district de Gadchiroli en Inde.
Église du village de Kospundi détruite le 7 juillet 2018
Dimanche dernier, en Inde, un chrétien de l’Etat de Maharashtra du district de Gadchiroli a été violemment agressé en raison de sa foi. Plusieurs villageois l’ont battu et forcé à abandonner sa foi. Gallu Kowasi a été conduit les yeux bandés dans un endroit inconnu où il a été torturé. Sa maison a été détruite par les villageois. Il a finalement réussi à prendre la fuite.


Plus d'une douzaine de maisons vandalisées
Depuis juin, plus d’une douzaine de maisons appartenant à des chrétiens ont été vandalisées par des groupes extrémistes locaux dans cinq villages du district de Gadchiroli.
Le district de Gadchiroli est actuellement le théâtre de violences récurrentes à l’encontre des chrétiens. Si une personne décide de se convertir au christianisme, elle sera ostracisée par sa famille et la société. Elle perdra son emploi et ne bénéficiera d’aucune aide pour accomplir son travail aux champs. Par la suite, cette même personne pourrait être menacée, attaquée et voir ses biens détruits.
Renier sa foi face à l’intensité de l’épreuve.


Les chrétiens des villages de Halwar, Tekla, Bharagad, Kospundi et Alenga ont été menacés d’être privés de l’approvisionnement en eau et de ne plus avoir accès aux épiceries subventionnées par le gouvernement. Trois familles du village de Koskundi se sont rendues au poste de police. Celui-ci a été encerclé par une centaine de villageois. Ils réclamaient que les chrétiens soient chassés du village.


Le 3 juillet 2018 dans le village de Burgi, trois familles ont été menacées de mort et d’être privées de denrées alimentaires distribuées par le gouvernement. Toutes ces familles étaient chrétiennes depuis une dizaine d’années et membres de l’église St. Andria CNI de Burgi. Elles ont décidé de renoncer à leur foi chrétienne.
Les chrétiens de ce district sont extrêmement craintifs. Alors que certaines familles ont abandonné la foi beaucoup d’autres sont encore debout et essaient de tenir ferme face à l’épreuve.


Sujets de prière :

Prions pour que les chrétiens du district de Gadchiroli tiennent ferme dans la persécution et traversent ces épreuves de façon victorieuse.
Prions pour les familles qui ont renié leur foi afin qu'elles ne sombrent pas dans la culpabilité mais se relèvent et prennent courage.
Remercions Dieu pour Sa fidélité dans l'épreuve car rien ne pourra jamais séparer les chrétiens de l'amour qu'Il a manifesté à la croix.

 

Nouvelles du 03/08/2018

Pakistan : «Notre combat n’est pas contre la chair et le sang»


Imran Khan est en passe de devenir le nouveau Premier ministre du Pakistan. Cette ancienne star de cricket pourrait rendre la vie encore plus difficile pour les chrétiens. Ces derniers nous demandent de prier instamment pour l’avenir de l’Église dans leur pays.
Les chrétiens du Pakistan demandent la prière après le résultat des élections
«Beaucoup de chrétiens craignent qu’Imran Khan dirige le pays», nous avait confié un responsable chrétien pakistanais avant les élections. Maintenant qu’il est élu, les chrétiens du Pakistan sont inquiets. Ils se préparent à un durcissement politique contre les minorités du pays. Ils se préparent aussi à ancrer leur foi encore plus profondément dans la Bible.


Pourquoi Imran Khan inquiète-t-il tant les chrétiens ?
Imran Khan dirige le parti politique Tehreek-e-Insaf. C'est un parti centriste qui vise à créer un État providence, un État qui prendrait à sa charge l'éducation, la santé et l'employabilité des citoyens. À première vue, cela semble être une bonne nouvelle pour la minorité chrétienne du Pakistan. Celle-ci lutte souvent pour avoir accès à l'éducation, aux soins de santé et à un travail digne en raison de la discrimination et des attaques de la part des extrémistes islamiques. Mais creusons un peu plus profond pour comprendre qui est Imran Khan.

Quelques heures après la confirmation de sa victoire aux élections législatives, Imran Khan s'est adressé à la nation en déclarant que sa forme de gouvernement préférée est «l'État islamique tel qu'établi par le prophète Mohammad à Médine».
Il a déclaré qu'il voulait revenir à la jirga, une assemblée traditionnelle de dirigeants qui prennent des décisions par consensus et selon les enseignements de Pachtounouali. Il se baserait donc pour gouverner sur une série de codes éthiques non écrits qui sont antérieurs aux lois modernes et qui s'avèrent un mélange dangereux en combinaison avec la charia, la loi islamique stricte.
Imran Khan s'est également prononcé en faveur des lois pakistanaises sur le blasphème. Comment va-t-il gérer alors le cas d’Asia Bibi, une mère chrétienne condamnée à mort pour blasphème ?


«Dieu a permis que cela arrive»
L’Église du Pakistan se prépare à tout ce qui pourrait advenir sous le gouvernement d'Imran Khan. Elle constitue une minuscule minorité au Pakistan et est déjà victime de discrimination et d'attaques de la part des extrémistes islamiques.
À l’annonce des résultats des élections, un partenaire local de Portes Ouvertes nous a confié : «Nous avons prié pour que ce gouvernement ne soit pas élu, mais Dieu avait un autre plan. Nous voyons un nouveau dirigeant à la barre, qui est enraciné dans le même extrémisme qui torture les chrétiens depuis des décennies. L’avenir semble sombre.»
«Dieu a permis que cela arrive. Il a un plan bénéfique pour son Église. Nous l'acceptons et nous marcherons dans la vérité et la dignité. Nous resterons toujours fidèles à nos valeurs chrétiennes.»
Un autre partenaire local de Portes Ouvertes affirme : «Notre combat n'est pas contre la chair et le sang, mais contre les pouvoirs et les principautés qui animent cette chair et ce sang. Nous avons besoin de sagesse et de discernement dans les jours à venir et nous sommes profondément reconnaissants pour la manière dont vous avez prié pour nous et vous vous êtes tenus à nos côtés dans le cheminement.»
Sujets de prière :

Prions pour la sagesse, le discernement et la protection de l’Église au Pakistan
Prions pour que Dieu œuvre dans le cœur d’Imran Khan et des membres de son gouvernement
Remercions Dieu pour tout le travail de soutien accompli à travers les partenaires locaux de Portes Ouvertes

 

Nouvelles du 25/07/2018

Chine : contrôler le cœur et l’esprit des minorités


Dans l’Ouest de la Chine, les chrétiens font les frais d’une répression continue contre la minorité ouïghoure. Leur foi et leur famille sont mises à rude épreuve sous la campagne d’assimilation forcée de la part du gouvernement chinois.
Ouïghours sur un marché du Xinjiang (Chine)
«Lorsque je suis retourné dans mon village, j’ai constaté que la plupart des hommes avaient été emmenés dans des camps de rééducation. Mes proches se sont mis à parler chinois au lieu de leur langue maternelle», dit Shmarkhan*, un ouvrier parti travailler dans une autre région. Plus inquiétant encore : dans un autre village, 40 % des 1 700 habitants ont été conduits dans des camps, tandis que 50 à 60 enfants étaient placés dans des orphelinats, selon un policier local qui tient à rester anonyme.
Nettoyage culturel et religieux
Avec ses réserves de pétrole, de gaz et de minéraux, le Xinjiang est une région stratégique pour la Chine, qui vise à rouvrir la fameuse route de la soie vers l’Occident. Elle est peuplée d’Ouïghours, une ethnie de culture turkmène à majorité musulmane qui comprend aussi des chrétiens. Officiellement, le gouvernement chinois veut «inaugurer une nouvelle ère de stabilité sociale et d’unité nécessaires à la croissance économique». En réalité, des milliers de personnes sont détenues en raison de leur croyance ou de leurs convictions pendant des semaines, voire plusieurs mois, dans ces «centres d’étude» ou «centres de transformation mentale». Là, elles sont contraintes d’abandonner leur langue et leur foi pour déclarer leur allégeance au gouvernement et de soutenir l’unité nationale.
Familles chrétiennes déstabilisées et vies brisées
Parmi les Ouïghours, des chrétiens sont arrêtés lors de raids inopinés et emmenés dans un lieu inconnu. Les femmes et les enfants restent dans l’incertitude, souvent sans aucun revenu. C’est le cas de Patigul* dont le mari est détenu parce qu’il est chrétien : «Je m’efforce de garder le courage et la foi pour continuer à vivre. Je dois trouver du travail pour nourrir et éduquer mes enfants», dit-elle. Comme les réunions religieuses sont interdites, les chrétiens ont peur de se retrouver même en petits groupes. Ils se sentent très seuls.
Les femmes aussi sont «rééduquées». Alitenggul n’a pas reconnu sa sœur après son retour de détention : «Ma sœur est dépressive. Elle perd ses cheveux. En camp, elle devait rester en service deux heures par nuit, debout contre un mur, sous peine de recevoir des coups. Maintenant, elle se réveille et se lève la nuit. Nous lui avons demandé pourquoi, et elle nous a répondu qu'elle était en service. Elle est toujours sous surveillance et la police fouille la maison chaque jour.»
Au Xinjiang, les chrétiens subissent la double persécution du gouvernement et de la communauté musulmane. C'est aussi le cas du pasteur Alimjan Yimit, en prison depuis 10 ans en raison de sa foi. 
*Pseudonymes
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le témoignage courageux des chrétiens ouïghours
Prions pour que Dieu fortifie les familles chrétiennes sous pression au Xinjiang
Prions Dieu de parler au cœur des autorités chinoises et internationales

 

Nouvelles du 18/07/2018

Irak : Noé et sa famille retrouvent enfin leur maison !


Vous souvenez-vous de Noé, cet adolescent qui accompagnait la délégation de Portes Ouvertes à l'ONU en décembre dernier pour défendre la cause des chrétiens d'Orient ? Aujourd'hui la joie éclate dans sa famille : elle peut se réinstaller dans sa maison rénovée à Karamles ! Pour ces chrétiens de la plaine de Ninive en Irak, la foi et la patience triomphent après quatre années d’épreuves.
La chambre de Noé, en août 2017 puis fin juin 2018


Noé (13 ans) est heureux : il a retrouvé sa chambre ! Carrelage neuf, murs fraîchement repeints, nouvelles fenêtres… Combien de fois avait-il rêvé de ce moment tant espéré, dans le camp de réfugiés où il vivait ? Il avait à peine 9 ans quand, le 6 août 2014, sa famille perdait tous ses biens en fuyant la menace de l’organisation État islamique pour se réfugier à Erbil, 80 km plus loin.
Convaincus de rester en Irak


Pendant que les extrémistes pillaient et incendiaient les villages chrétiens de la plaine de Ninive, Noé et sa famille ont survécu grâce à l’aide fournie par des églises partenaires de Portes Ouvertes, comme des dizaines de milliers d’autres chrétiens déplacés. Ces années ont été très dures pour Hathem et Almas, les parents de Noé. Mais ils n’ont pas baissé les bras, convaincus et déterminés à revenir vivre à Karamles. Après la libération de la plaine de Ninive en octobre 2016, ils ont dû encore attendre que le gouvernement autorise l’accès aux villages sécurisés, en août 2017.
Patience et reconstruction
Le retour a été aussi un choc : la maison familiale avait été brûlée, comme 446 autres habitations de Karamles. Il ne restait que des murs et un toit calcinés. Noé et sa famille ont dû vivre dans la maison moins endommagée d’un oncle et d’une tante qui avaient quitté l’Irak. Mais l’espoir était bien là : «C’est si bon d’être de retour !», déclarait Almas il y a un an. Très vite, la communauté chrétienne a formé des comités pour coordonner la restauration des maisons et organiser le retour de la population. La priorité a été donnée aux maisons les moins touchées, réparables à moindre frais. Hélas, la maison de Noé n’en faisait pas partie. Il a fallu attendre son tour. Mais la détermination et la foi ont motivé son père : «Je suis un travailleur. Quand je vois quelque chose à faire, je le fais !», dit-il. Aujourd’hui, la famille de Noé a recommencé à cultiver des légumes autour de la maison rénovée.
L’espoir grandit dans la plaine de Ninive


Avec le soutien de Portes Ouvertes, 944 maisons de familles chrétiennes étaient restaurées fin juin 2018. Et selon les comités mis en place par les églises locales, 8744 familles sont revenues dans neuf villages de la région.


Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le retour des familles chrétiennes dans la plaine de Ninive
Prions pour l’avancement des travaux de restauration des maisons
Prions pour que les chrétiens d’Irak reprennent espoir, fortifiés dans leur foi

 

Nouvelles du 11/07/2018

L'Érythrée et l'Éthiopie font la paix :
espoir pour les chrétiens ?


Un signe d’espoir pour les chrétiens d'Érythrée et d'Éthiopie : pour la première fois après 20 ans de rupture diplomatique, enfin une perspective de paix entre les deux pays.

Érythrée : chrétiens en prière dans un lieu tenu secret
Les relations se réchauffent entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Les deux pays étaient en désaccord depuis le dernier conflit armé (1998 - 2000) et l'indépendance de l'Érythrée en 1993. Aujourd'hui, le dialogue est retrouvé et une délégation érythréenne vient de se rendre en Éthiopie.
De nouvelles perspectives pour les chrétiens ?
Les négociations de paix laissent espérer des conséquences positives pour les chrétiens de d'Érythrée et d'Éthiopie qui font tous deux partie de l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens :

En Érythrée (6e rang de l’index), l’Église clandestine pourrait être reconnue et la conscription obligatoire pourrait être assouplie, ce qui entraînerait la libération de centaines de chrétiens internés.
En Éthiopie (29e rang de l’index), certains responsables d’églises perçus comme des opposants politiques pourraient être libérés et les restrictions sur la liberté d’expression (sites web et chaînes TV bloqués) seraient peut-être levées.


Érythrée : la « Corée du Nord de l’Afrique »
L'Érythrée a invoqué le conflit avec son voisin éthiopien pour justifier la conscription obligatoire. Un système à durée illimitée où les appelés réduits à la servitude sont parfois soumis à la torture. Les chrétiens des églises non reconnues par l’État courent le risque d’être arrêtés à tout moment. On estime que plusieurs centaines de chrétiens sont emprisonnés en Érythrée, dont certains, des pasteurs, détenus depuis plus de 10 ans.
Éthiopie : liberté religieuse limitée
La société structurée en tribus et l’appartenance religieuse forgent les identités. «Le gouvernement, méfiant, restreint la liberté religieuse : la diffusion et les activités religieuses dans les écoles sont interdits», notent des collaborateurs de Portes Ouvertes. L'Église orthodoxe éthiopienne, très influente, exerce une pression sur les chrétiens d'autres confessions. Certains ont été victimes de harcèlement et même d'attaques.
Ce rapprochement entre l'Éthiopie et l'Érythrée sera-t-il mis à profit pour améliorer la situation des chrétiens persécutés dans les deux pays ? Nos frères et soeurs l’espèrent et prient pour que se lèvent des hommes de bonne volonté.


Sujets de prière : 

Remercions Dieu pour la démarche de réconciliation entre l'Éthiopie et l'Érythrée
Prions pour que Dieu inspire les négociateurs en faveur des chrétiens persécutés
Prions avec les chrétiens d’Érythrée et d’Éthiopie pour leurs pays respectifs

 

Nouvelles du 11/07/2018

Iran : sa famille est harcelée par le pouvoir, elle la défend devant l'ONU
Impressionnée mais déterminée, Dabrina Bet-Tamraz a porté devant l'ONU la situation de sa famille qui est harcelée par les autorités iraniennes en raison de son engagement chrétien.
Dabrina Bet-Tamraz, au siège du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies ©World Evangelical Alliance
Dabrina Bet-Tamraz, au siège du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies
©World Evangelical Alliance
«Les chrétiens iraniens ne sont pas des terroristes, comme mon père l'a dit lors de sa dernière audience. Et je le répète : nous aimons notre pays. Nous prions pour nos autorités. Nous n'avons aucune intention contre le gouvernement. C'était le 27 juin dernier à Genève. Dabrina Bet-Tamraz est venue adresser un message simple et clair devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Son but : dénoncer les fausses accusations et les sentences portées contre sa famille par les autorités iraniennes.
La jeune femme, qui vit maintenant en Europe, a pris la parole au nom de l’Alliance Évangélique mondiale.
Inculpés pour des raisons non fondées
Dabrina est la fille du pasteur Victor Bet-Tamraz, reponsable de l'Église pentecôtiste assyrienne de Téhéran jusqu'à ce que le ministère de l'Intérieur iranien la ferme en 2009. Surveillé, puis arrêté à Noël 2014, Victor avait été remis en liberté sous caution.
La famille Bet-Tamraz est accusée d’«agir contre la sécurité nationale et le gouvernement iranien en organisant des rassemblements illégaux et en formant des responsables d'église à l’espionnage».
Dabrina rappelle que son père a été condamné en juillet 2017 à 10 ans de prison pour «évangélisation» et «activités illégales d'église de maison», entre autres. Sa mère Shamiram a écopé de 5 ans d’emprisonnement et son frère Ramil, arrêté en août 2016, a bénéficié d’une libération conditionnelle. «La valeur de notre maison a payé la caution», précise Dabrina. La famille a fait appel de ce jugement.
Des peines de plus en plus sévères
Dabrina a déclaré que le traitement infligé à sa famille n’est pas un cas isolé. L’État iranien, veut étendre l’influence de l’islam chiite au Moyen-Orient. Ces derniers temps, les chrétiens arrêtés sans raison valable encourent des peines de prison de plus en plus dures. La conversion de l’islam vers le christianisme est proscrite, car elle constitue un danger pour la religion d’État et la sécurité nationale. «Nous avançons en ayant confiance en Dieu, en attendant qu’il agisse», affirme courageusement Dabrina.
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la foi et la détermination de Dabrina
Prions pour que Dieu fortifie sa famille sous pression en Iran
Prions Dieu de parler au cœur des conseillers de l’ONU et aux autorités iraniennes

 

Nouvelles du 04/07/2018

Iran : sa famille est harcelée par le pouvoir, elle la défend devant l'ONU
Impressionnée mais déterminée, Dabrina Bet-Tamraz a porté devant l'ONU la situation de sa famille qui est harcelée par les autorités iraniennes en raison de son engagement chrétien.
Dabrina Bet-Tamraz, au siège du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies ©World Evangelical Alliance
Dabrina Bet-Tamraz, au siège du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies
©World Evangelical Alliance
«Les chrétiens iraniens ne sont pas des terroristes, comme mon père l'a dit lors de sa dernière audience. Et je le répète : nous aimons notre pays. Nous prions pour nos autorités. Nous n'avons aucune intention contre le gouvernement. C'était le 27 juin dernier à Genève. Dabrina Bet-Tamraz est venue adresser un message simple et clair devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Son but : dénoncer les fausses accusations et les sentences portées contre sa famille par les autorités iraniennes.
La jeune femme, qui vit maintenant en Europe, a pris la parole au nom de l’Alliance Évangélique mondiale.
Inculpés pour des raisons non fondées
Dabrina est la fille du pasteur Victor Bet-Tamraz, reponsable de l'Église pentecôtiste assyrienne de Téhéran jusqu'à ce que le ministère de l'Intérieur iranien la ferme en 2009. Surveillé, puis arrêté à Noël 2014, Victor avait été remis en liberté sous caution.
La famille Bet-Tamraz est accusée d’«agir contre la sécurité nationale et le gouvernement iranien en organisant des rassemblements illégaux et en formant des responsables d'église à l’espionnage».
Dabrina rappelle que son père a été condamné en juillet 2017 à 10 ans de prison pour «évangélisation» et «activités illégales d'église de maison», entre autres. Sa mère Shamiram a écopé de 5 ans d’emprisonnement et son frère Ramil, arrêté en août 2016, a bénéficié d’une libération conditionnelle. «La valeur de notre maison a payé la caution», précise Dabrina. La famille a fait appel de ce jugement.
Des peines de plus en plus sévères
Dabrina a déclaré que le traitement infligé à sa famille n’est pas un cas isolé. L’État iranien, veut étendre l’influence de l’islam chiite au Moyen-Orient. Ces derniers temps, les chrétiens arrêtés sans raison valable encourent des peines de prison de plus en plus dures. La conversion de l’islam vers le christianisme est proscrite, car elle constitue un danger pour la religion d’État et la sécurité nationale. «Nous avançons en ayant confiance en Dieu, en attendant qu’il agisse», affirme courageusement Dabrina.
Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la foi et la détermination de Dabrina
Prions pour que Dieu fortifie sa famille sous pression en Iran
Prions Dieu de parler au cœur des conseillers de l’ONU et aux autorités iraniennes

 

 

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