Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Nouvelles du 18/10/2017

Irak : un an après, les chrétiens reviennent
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Il y a tout juste un an, Karamles et d’autres villes de la plaine de Ninive étaient reprises à l’organisation État islamique en Irak. Aujourd’hui, les familles chrétiennes reviennent peu à peu.

À Karamles, les traces de violents combats sont encore visibles. Le 24 octobre 2016, l’armée irakienne libérait cette petite ville où vivaient 650 familles chrétiennes avant l’arrivée du groupe État islamique à l’été 2014.
« Nous sommes si heureux d’être de retour »

Même si les chrétiens hésitent à rentrer, Thabet, un responsable d’église originaire de Karamles les encourage inlassablement à venir reconstruire la ville et à s’y installer. « Nos racines sont ici », leur dit-il. Lorsqu’il est revenu dès novembre 2016, il a commencé par ériger une croix sur une colline aux portes de la ville, qui se voit depuis toutes les maisons. Certaines familles ont suivi son appel, comme celle de Noé, 12 ans. « Nous sommes si heureux d’être de retour à Karamles, même s’il y a beaucoup à reconstruire », dit son père.
Entre la crainte et l’espoir

Amer*, un chrétien de Mossoul, explique ce qui retient encore de nombreux chrétiens de revenir dans la plaine de Ninive : « Bien avant l’arrivée du groupe État islamique, il y avait déjà une montée des positions extrémistes et de l’hostilité à l’égard des chrétiens. Ce ne sont pas les choses visibles qui ont changé. C’est dans le cœur des gens que cela s’est passé. »
La question de l’après-Daech

Une autre raison retenant les chrétiens : la question de l’après-Daech. Chaque partie ayant combattu contre le groupe État Islamique cherche à prendre « sa part du gâteau ». La reprise de Kirkouk par l’armée irakienne en début de semaine en est un exemple. Les Kurdes s’y étaient installés à la faveur des combats contre Daech.
Mobiliser la communauté internationale

Les minorités (chrétienne et yézidie) risquent d’être les grandes perdantes de ce nouveau partage de la Plaine de Ninive… à moins que la communauté internationale ne se mobilise. La pétition lancée par Portes Ouvertes a recueilli plus de 500 000 signatures à l’international. Elle sera présentée en décembre à l’ONU. « Si la communauté internationale et le gouvernement irakien nous soutiennent, garantissent nos droits et protègent notre identité, l’avenir sera très bon », souligne Thabet.

*Pseudonyme
Légende photo : La croix érigée par Thabet après la libération de Karamles

Remercions Dieu pour le retour des chrétiens à Karamles et dans la plaine de Ninive,
Prions pour la réinstallation de ces familles éprouvées,
Prions pour la paix et la sécurité dans cette région d’Irak.

 

Nouvelles du 04/10/2017

Myanmar : des chrétiens parmi les Rohingyas
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Depuis plusieurs années, les Rohingyas fuient les violences au Myanmar pour trouver refuge au Bangladesh ou en Inde. Parmi eux se trouvent des chrétiens méprisés de tous.

Encore méconnu il y a quelques mois seulement, le peuple Rohingya est récemment sorti de l’ombre, éclairé par les projecteurs de l’actualité. Fuyant les violences au Myanmar, 430 000 d’entre eux se sont dernièrement réfugiés au Bangladesh dans des conditions humanitaires catastrophiques.

Ce qu’on sait moins c’est qu’une petite minorité parmi les Rohingyas est chrétienne. Convertis de l’islam, ils font l’objet d’une ségrégation impitoyable. Ils sont maintenus à l’écart et opprimés pas leur propre peuple, persécutés doublement à cause de leur appartenance ethnique et de leur foi.
L’histoire d’Amod, réfugié Rohingya… et chrétien

Amod* est un de ces chrétiens. Depuis sa conversion au christianisme, il ne cesse de fuir, et le gouvernement birman, et son propre peuple. Il a été plusieurs fois battu en raison de sa foi. Voici son histoire :

En 2011, menacé de mort par des membres de son village, il a dû fuir au Bangladesh. Là encore, il rencontre la même opposition : « Il n’y a pas non plus de liberté religieuse au Bangladesh. Les autorités m’ont assimilé aux autres Rohingyas, mais ces derniers ne m’acceptent pas et me menacent. J’aimerais aller dans un endroit où je peux tout simplement dire que je suis chrétien. » Il décide donc de partir en Inde, accompagné de 7 autres familles, dans le même cas que lui, dont 2 femmes enceintes.
Chassé deux fois des camps par les autres Rohingyas

En Inde, assimilés aux autres Rohingyas, le groupe (40 chrétiens avec des enfants) est envoyé dans un camp par le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux réfugiés où il cohabite avec 1 200 musulmans. Mais très rapidement, les autres Rohingyas découvrent qu’ils sont chrétiens. Ils sont alors chassés du camp : « Ils ont voulu me tuer. Ils m’ont attaqué mais des chrétiens m’ont protégé. »

Amod a ensuite obtenu le statut de réfugié en Inde. Pendant un temps, il a vécu dans un campement fait de bois et de plastique, avec d’autres réfugiés Rohingyas chrétiens dont il est le pasteur. Dernièrement, nous avons appris qu’il avait encore été chassé…
« S’il vous plaît, enseignez-nous la Bible »

Quand nous sommes allés lui rendre visite, la communauté ne possédait qu’un seul exemplaire de la Bible. Voici ce qu’Amod nous a dit : « S’il vous plaît, enseignez-nous la Bible. Les vêtements et l’argent que vous nous avez apporté seront épuisés demain. Mais la Parole de Dieu restera gravée dans nos cœurs pour l’Éternité. »

*Pseudonyme

Légende photo : La communauté ne possédait qu’un seul exemplaire de la Bible.

Remercions Dieu pour sa protection sur Amod et sa communauté,
Prions pour que les chrétiens Rohingyas tiennent fermes face à la persécution,
Prions pour le peuple Rohingya dans son ensemble.

 

Nouvelles du 27/09/2017

Bahreïn : une avancée pour la liberté de religion
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C’est dans un grand hôtel de Los Angeles, le 13 septembre, qu’a eu lieu le lancement de la Déclaration du Bahreïn. Une cérémonie organisée par l’État du Bahreïn et le Centre Simon Wiesenthal.
400 personnalités présentes

« Nous rejetons catégoriquement l’imposition d’une religion par la force. Chacun est libre de pratiquer sa religion, sans nuire à autrui », a affirmé en préambule le prince Nasser bin Hamad al Khalifa devant quelque 400 représentants religieux (chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, sikhs…) ainsi que les ambassadeurs des pays de la Péninsule Arabique et d’Israël. Le prince a poursuivi en citant les principaux points de la Déclaration : « Tout acte réprouvé par la majorité de l’humanité insulte notre morale collective et ne peut faire partie de la volonté de Dieu. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que la foi religieuse soit une bénédiction pour l’humanité tout entière et un fondement pour la paix dans le monde. »
Deux poids et deux mesures envers les chrétiens

Au Bahreïn, les chrétiens ne sont pas situés sur le même pied d’égalité : si les chrétiens expatriés (Asiatiques et Occidentaux pour la plupart) bénéficient d’une certaine liberté pour se réunir dans des lieux de culte privés, il en va tout autrement des chrétiens locaux d’arrière-plan musulman qui subissent une sévère persécution de leur entourage comme des autorités.
Le Bahreïn, creuset religieux

Avec une population de 1,4 million d’habitants dont plus de la moitié d’expatriés, le riche Bahreïn est un véritable creuset ethnique et religieux qui compte environ 7 % de chrétiens.

« Ce pays a toujours été un pionnier de la coexistence religieuse », a déclaré Hrayr Jebejian, secrétaire général de la Société Biblique pour le Golfe, qui gère deux centres de ressources au Bahreïn. « Nous avons besoin de créer l’harmonie entre les communautés dans le monde actuel, et cette initiative l’affirme fortement. »

Si la Déclaration de Bahreïn condamne « l’incitation à la violence au nom de Dieu, les attentats suicides, les abus sexuels envers les femmes et les enfants », elle ne dit pas expressément si un musulman peut quitter l’islam. Un point qui reste sensible pour les chrétiens d’arrière-plan musulman comme pour les extrémistes islamiques.

Le Bahreïn occupe le 48ème rang des 50 pays de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens.
Légende photo : Le Barheïn déclare la liberté religieuse pour tous 

Remercions Dieu pour cette initiative positive du Bahreïn,
Prions pour une liberté effective des chrétiens d’arrière-plan musulman,
Prions pour un fort témoignage de l’Église dans cette région.

 

Nouvelles du 16/08/2017

Nigéria : les chrétiens discriminés dans l’aide humanitaire
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Alors que la famine menace le Nigeria, les chrétiens, victimes de discrimination sont privés d’aide humanitaire.

La situation alimentaire au nord-est du Nigéria ne cesse de se détériorer. Cinq millions de Nigérians sont menacés par la famine et, alors que le gouvernement s’organise pour acheminer de la nourriture dans les états les plus touchés, les chrétiens sont volontairement exclus de cette aide.

Avant même l’insurrection de Boko Haram, les chrétiens étaient déjà discriminés dans les villages à cause de leur foi. Aujourd’hui, à cause de la corruption qui règne à tous les niveaux de l’administration, même l’aide envoyée par l’occident n’arrive pas jusqu’à eux.

Osagie, un équipier de Portes Ouvertes sur place constate : « pourquoi croyez-vous que les chrétiens ne restent pas dans les camps de réfugiés du gouvernement ? Croyez-vous qu’ils iraient s’entasser dans des églises s’ils recevaient une quelconque aide du gouvernement dans les camps ? »
Les églises sont dépassées

Traditionnellement, les chrétiens ont toujours travaillé la terre, mais les attaques des islamistes de Boko Haram les ont chassés de chez eux, les laissant sans moyen de subsistance et faisant d’eux des déplacés internes.

Les églises font de leur mieux pour leur venir en aide mais elles sont dépassées, d’autant que le pays entre dans la période où les réserves sont épuisées et les nouvelles récoltes ne sont pas encore prêtes. Le pasteur Kweirang tire la sonnette d’alarme : «J’ai contacté des associations internationales mais je n’ai aucune réponse, j’attends, mais si aucune aide ne nous parvient nous ne serons plus en mesure de nourrir les gens que nous aidons actuellement.»
Des colis d’urgence pour 15 000 familles

Portes Ouvertes a débloqué une aide d’urgence sous forme de colis composés de nourriture et d’argent. Un colis destiné à une famille contient 50 kg de haricots secs, 100 kg de maïs et un peu d’argent qui servira à acheter de l’huile, du savon, ou encore à se loger. 15 000 familles soit 75 000 personnes pourront ainsi se nourrir pendant 2 mois.

Légende photo : des centaines de familles chrétiennes déplacées font la queue pour recevoir leur pack d’urgence.

Remercions Dieu pour le travail remarquable des églises,
Prions que l’aide arrive en quantité suffisante pour éviter une famine désastreuse,
Prions pour que la situation sécuritaire s’améliore et permette aux Nigérians de rentrer chez eux et d’exploiter de nouveau leur terre.

 

Nouvelles du 09/08/2017

Colombie : 300 sorciers unis contre la foi chrétienne
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En Colombie, un rassemblement de 300 sorciers pour lutter contre la foi chrétienne rappelle la persécution des chrétiens indigènes d’arrière-plan animiste.

Année après année la persécution à l’encontre des chrétiens augmente dans les territoires indigènes de Colombie.

Récemment des partenaires de Portes Ouvertes ont été informés d’un rassemblement de près de 300 sorciers réunis dans l’objectif de mettre un terme à la présence de la foi chrétienne sur le territoire. Dans un contexte de persécution sévère, la communauté indigène du Sud du Pays est également confrontée à l’augmentation inquiétante du nombre de maladies engageant parfois le pronostic vital des enfants.
La colère des communautés indigènes

Plusieurs ethnies indigènes peuplent la Colombie comme les Arhuacos, les Kogis, les Wiwas, les Kankuamos situés dans le massif montagneux de La Sierra Nevada de Santa Marta. Ces derniers ont des langues, des coutumes différentes mais partagent une profonde aversion à l’encontre du christianisme.

L’un des responsables indigènes d’une ethnie du Nord de la Colombie explique : « Beaucoup de garçons n’assistent plus à nos cérémonies, ils n’écoutent plus les Mamos (sorciers traditionnels), ils ne veulent plus pratiquer nos rites chamaniques, ils ne veulent plus parler nos langues traditionnelles ou remplir les obligations pratiques de la communauté ».
Les chrétiens indigènes persécutés

Les enfants indigènes sont souvent forcés de pratiquer les rites traditionnels chamaniques. Lorsqu’ils refusent, ils peuvent se mettre en danger. Leurs parents peuvent être torturés et perdre leur terre. Jonathan (15 ans) et Samuel (14 ans) font partie de la tribu des Arhuacos, ils expliquent : « D’où je viens, personne ne peut vivre sa foi chrétienne, il n’est pas permis de lire la Bible, cela est interdit ». Le père de Jonathan et Samuel a refusé de devenir chrétien devant l’intimidation des autorités. S’il l’avait fait, il aurait pu être arrêté, banni et sa famille aurait été livrée à elle-même. Ces derniers mois, cela est arrivé à plusieurs parents.

Jonathan et Samuel sont désormais hébergés dans un centre mis en place par les partenaires de Portes Ouvertes. Dans ce centre, ils peuvent conserver leurs habits traditionnels, exprimer leur langue natale et même l’enseigner à leurs camarades. Ils participent aussi à des temps de louange, de méditations et d’étude de la Bible.

La persécution des chrétiens par les autorités indigènes n’est pas nouvelle. Déjà en 1998, un article a été publié dans le quotidien « El tiempo ». Il rapportait la fermeture d’églises dans les territoires indigènes du Nord de la Colombie.

Légende photo : Une hutte traditionnelle de l'ethnie des Kogis

Remercions Dieu pour le courage et la persévérance des chrétiens indigènes de Colombie,
Prions pour la santé des chrétiens indigènes,
Prions pour la protection des chrétiens indigènes.

 

Nouvelles du 19/07/2017

Inde : un pasteur abattu avant les élections présidentielles
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Alors que l’Inde choisit son président, l’assassinat d’un pasteur au Pendjab choque la communauté chrétienne qui se sent de plus en plus menacée.

Samedi 15 juillet, une atmosphère de peur s’est emparée de la communauté chrétienne de Ludhiana, la plus grande ville du Pendjab, où le pasteur Sultan Masih (47 ans) a été froidement abattu dans la soirée par deux inconnus à moto alors qu’il bavardait devant l’église avec les gens. Ce pasteur dirigeait également une école pour les pauvres.
Les chrétiens manifestent pendant 3 heures

Dès le lendemain, des centaines de chrétiens ont bloqué un important axe routier durant trois heures, jusqu’à ce qu’ils aient reçu de la police des garanties que les assassins seraient traduits en justice. « Sultan Masih était mon voisin et mon ami. Toute la communauté chrétienne est en deuil et nous exigeons des réponses de la part des autorités. Nous sommes minoritaires au Pendjab mais jamais nous n’avons été menacés de la sorte. Nous sommes sous le choc et personne ne comprend pourquoi un tel drame a pu se produire », dit le pasteur Paul Tamizharasan.


Les extrémistes hindouistes en passe d’être renforcés

Cet assassinat intervient alors que l’Inde est en pleine période d’élections présidentielles. Elles ont débuté lundi et les résultats seront connus demain. Si le candidat favori, Ram Nath Kovind, est élu, cela renforcerait la position du Premier ministre Narendra Modi et de son parti hindouiste (BJP).

M. Kovind a déclaré que « l’islam et le christianisme sont étrangers à la nation. » Une affirmation qui inquiète les chrétiens : « Avec un président et un premier ministre tous deux hindouistes radicaux, nous n’aurons plus personne pour nous défendre alors que nous sommes déjà sous pression », dit l’un d’eux.
L’extrémisme hindouiste en augmentation

Située au 15ème rang de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2017, l’Inde connaît depuis 2014 une montée en puissance de l’hindouisme radical qui se traduit par l’adoption de lois anti-conversion dans plusieurs États et par de multiples exactions envers les chrétiens. Portes Ouvertes leur vient en aide au travers de ses partenaires locaux.

Légende photo : Funérailles du pasteur Sultan Masih.

Remercions Dieu pour la réaction pacifique des chrétiens du Pendjab,
Prions pour les proches et la communauté du pasteur Sultan Masih,
Prions pour que Dieu touche le cœur du prochain président.

 

 

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