Pensée de la semaine

 



Un si grand mal

"Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ?" Genèse 39/9

Après tout qui l’aurait su, qui l’aurait vu ? Joseph pouvait être assuré, du moins pour un temps, de la complicité de cette femme, de son silence ! Après tout, pourquoi ne pas en profiter un peu ? Voilà que la mentalité de ce jeune homme se révèle au grand jour ! Si personne ne le sait, si personne ne le voit Dieu le saura et Dieu l’aura vu ! C’est ce qui s’appelle la crainte respectueuse de Dieu.

Je ne sais pas ce qu’on avait dit à Joseph à la maison, qui lui avait appris que le péché et l’adultère en particulier étaient un “aussi grand mal”. Est-ce sa maman qui sans doute souffrait de voir d’autres femmes coucher avec son mari peut-être son papa ? Joseph savait ce que tant de gens ignorent aujourd’hui : Il est impossible de s’amuser avec le cœur et le corps de l’autre impunément ! Il y a de la souffrance à la clef, des désastres inexplicables. On sème la passion et l’on récolte la misère ! Lui savait, sa sœur, Dina, issue de la même lignée, ne sa vait pas et elle va en souffrir (Genèse 34/1). Sans forcer le texte, n’est-ce pas l’épisode assez sordide la concernant qui aurait pu servir de pédagogie à toute la famille ? Est-ce l’affaire de Ruben, frère de Joseph, avec sa belle-mère, qui avait été l’occasion de vérifier combien ces affaires-là font mal et laissent des traces dans les cœurs, dans les vies, dans les familles ? Et qu’il faut toute la grâce de Dieu pour en être secouru ?

Joseph n’a pas couché avec elle, non parce qu’il n’en avait pas envie, ou parce] qu’elle n’était pas “son genre”. Il n’a pas couché avec elle non parce qu’elle n’était pas gentille (ha ! les femmes qui souffrent avec un mari qui les délaisse)] mais juste pour ne pas faire de mal : à Dieu d’abord, à elle ensuite et c’est tout à son honneur, à son mari qui avait fait confiance à Joseph et puis à lui, enfin.

Il faut que vous touchiez du doigt que le péché n’est jamais gratuit, qu’il pré sente toujours une note salée à la fin et que c’est souvent plus rapidement que vous ne l’imaginiez. Soyez comme Joseph, refusez de faire un si grand mal !

Une décision pour aujourd'hui

Seigneur, je décide devant toi de refuser de faire un si grand mal à ton cœur de Père, mais aussi à l’autre, aux autres et à moi-même.