Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Prions pour nos frères et soeurs persécutés                         

Nouvelles du 05/08/2020

 
Sujets de prière :
 
  • Remercions Dieu pour ces 3 familles chrétiennes qui ont su rester fermes dans leur foi
  • Prions pour que Dieu parle au cœur de cet adjoint et que Dieu se révèle à lui
  • Prions pour que les autorités mexicaines ne permettent plus ces persécutions
 
Mexique: «Dieu a combattu pour nous!»
 
 
Il faut souvent beaucoup d’efforts aux équipiers de Portes Ouvertes et aux chrétiens persécutés pour obtenir justice. Parfois, une bataille juridique se gagne sans lutte. C’est Dieu qui combat pour eux.
 
 
Habitants de Huejutla, commune du Mexique
 
 
Parce que leur foi chrétienne est incompatible avec les traditions locales qui mêlent catholicisme et paganisme, les chrétiens de l’État d’Hidalgo, dans l’Est du Mexique, subissent le harcèlement des autorités indigènes.
 
Depuis décembre 2019, trois familles recevaient des menaces d’un adjoint au maire de leur commune, Huejutla. Il leur a dit:
 
«Si vous continuez à refuser de participer financièrement aux festivités, je vous mettrai en prison.»
 
La réponse des familles est toujours restée la même: «Nous n’y contribuerons pas. Sachez que vous pouvez compter sur nous pour toutes les autres activités, mais pas pour ces festivités. C’est une question de conscience par rapport à nos convictions chrétiennes.»
 
Un dangereux bras de fer
 
Roberto, équipier de Portes Ouvertes au Mexique décrit cette région comme l’une des plus difficiles pour les chrétiens évangéliques. «Si quelqu’un ne paie pas la somme demandée pour organiser les processions et autres festivités, il peut aller en prison et même être expulsé définitivement du village avec toute sa famille.»
 
Roberto a vu des chrétiens devoir enterrer leurs proches dans d’autres cimetières que ceux auxquels ils devraient avoir accès, et leurs enfants être privés de scolarité parce que les parents refusaient de contribuer aux festivités locales. Dans bien des cas, les autorités locales ont coupé l’eau et l’électricité pour contraindre les familles chrétiennes à abandonner leurs convictions.
 
Coup de théâtre
 
Quand récemment les trois familles chrétiennes de Huejutla ont été convoquées au bureau de Conciliation à la mairie, elles n’en croyaient pas leurs oreilles. «Je me repens, et je retire maintenant l’accusation portée contre ces familles», a déclaré l’adjoint. Ces 18 personnes, harcelées durant six mois, sont toutes sorties du bureau très heureuses en déclarant:
 
«Dieu a le pouvoir de mettre nos ennemis de côté pour nous protéger!»
 
Portes Ouvertes avait engagé un avocat local pour aider les trois familles en question. Il était présent et a lui-même été impressionné lorsque l’adjoint a retiré sa plainte. Quant à Roberto, il se réjouit:
 
«Au milieu de tant de mauvaises nouvelles, nous avons reçu celle-ci comme un baume pour l'âme.»
 
 
 

Nouvelles du 29/07/2020

 
Sujets de prière :
 
 
  • Remercions Dieu pour le courage et la détermination sans faille de Kande et Bindu
  • Prions pour que leurs enfants soient consolés et qu’ils connaissent l’amour de Jésus
  • Prions pour les meurtriers de Kande, afin qu’ils ouvrent les yeux et voient la vérité
Inde: «Ne renoncez jamais à la foi en Jésus!»
 
 
Ce sont les derniers mots que Kande Munda a adressé à sa famille. Il a été assassiné le 7 juin dernier, simplement parce qu’il suivait Jésus.
 
 
Bindu et un de ses enfants (visages cachés par sécurité)
 
 
Aujourd’hui, Bindu pleure la mort de son mari Kande. Elle vit désormais cachée avec leurs deux enfants. Des personnes impliquées dans l’assassinat ont contacté sa famille. Elles demandent à Bindu de retourner au village et lui promettent sa sécurité, mais il est probable qu'elles aient l'intention de la tuer, elle et ses enfants. Après les funérailles de Kande, le père de Bindu l'a encouragée à quitter sa foi afin d'assurer sa survie. Mais elle a répondu:
 
«Je vivrai pour Jésus et je mourrai pour Jésus,
mais je ne reviendrai jamais en arrière.»
 
 
Une persécution terrifiante
 
Kande Munda était maçon de profession. Lui et sa famille ont été persécutés et discriminés à plusieurs reprises en raison de leur foi, même par ses propres frères et d'autres membres de sa parenté. La communauté locale exigeait de Kande qu'il verse de fortes sommes d’argent. En 2018, la persécution a pris une tournure terrifiante. Les villageois criaient régulièrement des menaces de mort à Kande pour qu’il quitte le christianisme. Et lorsque sa belle-mère, qui n’était pas chrétienne, est venue au village, elle a été violée pour décourager la famille de suivre Jésus. Kande et Bindu ont vécu ainsi sous pression pendant deux ans, puis ils ont envisagé de partir pour se mettre en sécurité.
   

Une fuite éperdue
 
Kande Munda
Le 7 juin, lors du dîner, ils parlaient justement de leur départ. Soudain, une foule s’est massée devant leur maison, demandant à Kande de sortir. À ce moment-là, il savait que sa vie était en danger et que ces gens avaient de mauvaises intentions. Bindu se souvient:
 

«Il m’a assuré de rester fort et de ne jamais abandonner sa foi en Jésus même s'ils le tuaient.»
 
Il fallait fuir. Vite! Alors que la famille tentait de s’échapper, Kande a été pris. Bindu et les enfants ont réussi à s’enfuir par l’arrière de la maison. Elle a essayé de se rendre chez les parents de Kande, mais personne ne voulait l'aider.
 
Kande a été emmené dans un endroit isolé, loin du village. Il a ensuite été brutalement frappé par un groupe d'hommes en colère jusqu'à ce qu'il meure. Ses propres frères ont été impliqués dans le meurtre. Pendant ce temps, Bindu a couru de maison en maison pour chercher de l'aide, qui lui a été refusée.
 
Le lendemain, le corps de son mari a été retrouvé dans une clairière. Personne n'a signalé le drame à la police. Bindu est allée faire un rapport à la police locale qui n'a pris aucune mesure, soudoyée par les personnes impliquées dans le lynchage. L'affaire a été classée comme un cas de conflit de propriété et aucun coupable n'a été arrêté.
 
Le meurtre a eu lien en pleine crise du Covid-19, laquelle affecte particulièrement les chrétiens qui sont souvent exclus de l'aide humanitaire en raison des persécutions subies.
 
 

Nouvelles du 22/07/2020

 
Sujets de prière :
 
  • Remercions Dieu pour le travail des ONG au Nigéria
  • Prions pour que Rose et les chrétiens touchés par ces violences bénéficient de leurs actions
  • Prions pour que les autorités du Nigéria prennent la protection des chrétiens en considération
Nigéria: les chrétiens sont-ils l'objet d'un génocide?
 
 
Les violences et les pertes humaines parmi les chrétiens du Nigéria se poursuivent.
 
 
Fosse commune pour 9 chrétiens dans un village au Nigéria
 
 
Matthew, le mari de Rose (pseudonymes) était en patrouille ce soir-là avec le secrétaire de l’église. C’était à leur tour de vérifier les éventuels signes d’une attaque sur leur village. Il a été abattu sur le chemin du retour. Des gens du village ont amené Rose le lendemain matin sur le lieu du drame.
 
«J’ai vu mon mari étendu mort avec la tombe déjà creusée. J’étais en état de choc. J’ai serré mes filles dans mes bras et j’ai pleuré.»

22 morts, des dizaines de blessés, 163 maisons incendiées, plus d’un millier de personnes en fuite: c’est le bilan des dernières attaques dans l’État de Kaduna entre le 10 et le 12 juillet.
 
Des données crédibles

Une ONG de la société civile nigériane dirigé par une criminologue chrétienne vient de publier un rapport qui s’appuie sur des comptes rendus détaillés et des témoignages fiables. Il indique que parmi les nombreuses victimes recensées entre janvier et juin 2020, la plupart d'entre elles résulte des meurtres commis par des membres de la communauté d'éleveurs peuls, majoritairement musulmans, qui ont été radicalisés pour mener des attaques contre des communautés rurales en majorité chrétiennes dans les États de la Ceinture Centrale, riches en agriculture.
 
Une autre partie des chrétiens tués est attribuée à des meurtres commis par des groupes islamiques radicaux dans le Nord-Est, comme Boko Haram et l'État islamique en Afrique Occidentale (ISWAP), en plus d'autres auteurs tels que des bandits armés.
Du côté de Portes Ouvertes, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens classe le Nigéria au 12e rang en 2020. Et pour la cinquième année consécutive, le Nigéria est en tête des pays où les chrétiens sont les plus nombreux à être tués pour leur foi.
 
Les chrétiens ciblés en toute impunité

«Les policiers censés faire respecter le couvre-feu étaient introuvables au moment où les attaques ont débuté», soulignent plusieurs témoignages repris par les médias et différentes ONG. Le directeur de l’ONG Christian Solidarity Worldwide (CSW) s’insurge: «Nous sommes consternés par l’attitude des forces de sécurité, qui n'ont pas réussi à empêcher ces groupes armés de terroriser des civils pendant trois jours consécutifs.» Il poursuit:
 
«La violence et les pertes en vies humaines qui se poursuivent sont emblématiques d'un échec durable ou d'un manque de volonté des autorités à assumer la protection efficace et impartiale de tous les citoyens.»

Vers un génocide caractérisé

Une ONG nigériane s’alarme: «Le nombre de jeunes filles et de femmes, mariées ou non, enlevées par des musulmans radicaux augmente rapidement. Elles sont utilisées comme esclaves sexuelles ou mariées de force et converties à l'islam.»
 
En décembre 2019, le Département d'État américain a placé le Nigeria sur sa liste de surveillance spéciale des pays qui commettent ou tolèrent de graves violations de la liberté religieuse. Une ONG américaine a informé la Cour pénale internationale de La Haye que le niveau de qualification de génocide contre les chrétiens avait été atteint au Nigéria. Elle a demandé une enquête sur les atrocités de masse qui y sont commises.
 
 

Nouvelles du 15/07/2020

 
Sujets de prière :
 
  • Remercions Dieu pour le contact que nous avons pu avoir avec les chrétiens déplacés
  • Prions pour eux afin qu'ils ne perdent pas espoir et ne cèdent pas à la panique
  • Prions pour que l’Église continue à partager l’Évangile en paroles et en actes malgré ces circonstances
Le Mozambique: nouveau foyer de persécution des chrétiens
 
 
Une attaque de djihadistes dans le Nord du Mozambique a provoqué la panique au sein de la population locale. 20 responsables d’églises et plus de 300 familles chrétiennes ont besoin de nos prières.
 
 
Le Nord du Mozambique subit la menace de groupes islamistes étrangers
 
 
Le Mozambique fait partie des pays situés à la porte de l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens. Depuis plusieurs années, on y voit monter les signes avant-coureurs de la persécution. Aujourd'hui, des centaines de familles chrétiennes sont dans la détresse. Les combattants islamiques sont arrivés en grand nombre à Mocímboa da Praia le 27 juin dernier. Ils ont mis le feu à une église catholique, à une école secondaire, à l'hôpital du district et à des dizaines de maisons, de voitures et de magasins. Les attaquants ont également libéré des détenus d'une prison locale avant de hisser des drapeaux noirs de l'État islamique. Les assaillants ont eu «une brève confrontation avec la police et l'armée». L'affrontement a duré plusieurs heures. À la fin, le sol était jonché de cadavres, y compris de civils», ont déclaré des témoins.
 
L'insécurité grandit pour les chrétiens
 
L’insécurité grandissante et persistante dans la province de Cabo Delgado le long de la frontière tanzanienne inquiète fortement la population. Environ 500.000 personnes seraient impactées par ces violences. Portes Ouvertes a reçu un appel concernant 20 responsables d’églises et plus de 300 familles chrétiennes pour les aider à surmonter la tempête:
 
«Priez pour que des moyens soient mis en œuvre par des partenaires sur le terrain afin d’apporter l'aide dont nos frères et sœurs traumatisés ont désespérément besoin au milieu des complications de Covid-19.»
 
Des attaques audacieuses et meurtrières
 
Mocimboa da Praia et ses environs ont subi plusieurs attaques violentes ces derniers mois. Fin mars, les assaillants ont hissé leur drapeau au-dessus de cette ville côtière qu’ils ont tenue pendant plusieurs heures. Le 1er avril, les djihadistes ont envahi quatre villages alentours. Ils ont incendié une église à Miangalewa et détruit des bâtiments institutionnels dans les villages de Namacunde, Ntchinga et Moatid. L’attaque la plus meurtrière à ce jour a eu lieu le 7 avril à Xitaxi, faisant 52 morts, des jeunes ayant refusé de rejoindre les rangs des assaillants.
 
Les violences ont commencé en octobre 2017, alimentées selon les observateurs par la marginalisation de la population musulmane pourtant majoritaire dans la région. Le gouvernement, qui affirme avoir tué plus de 100 insurgés au cours des derniers mois, est accusé de brutalité envers les civils.
 
Sous la menace du terrorisme islamiste
 
Alors que l’État Islamique a revendiqué sa responsabilité dans plusieurs de ces actes, un certain mystère entoure leurs auteurs. Sont-ils en lien avec le groupe islamiste Al Shabaab en Somalie? Des extrémistes venus du Kenya et de Tanzanie seraient aussi impliqués dans ces attaques.
 
(Portes Ouvertes n'a pour l'instant pas de projets dans ce pays).
 
 

Nouvelles du 08/07/2020

Turquie: la femme d'un pasteur menacée d'expulsion

La pression est forte sur la famille de Lütfü Subasigüller. Si son épouse est expulsée par les autorités turques, l’église locale sera privée de pasteur.


Marché dans une rue commerçante d’Ankara


«J’ai vécu ici pendant dix ans, les meilleures années de ma vie», déclare Joy, originaire de Floride aux États-Unis et mariée depuis sept ans à Lütfü Subasigüller, pasteur protestant à Ankara. Ils se sont installés et ont fondé une famille en Turquie, où sont nés leurs trois enfants. La vie de cette famille paisible a été soudain perturbée le 5 juin dernier lorsque le département turc des migrations a demandé à Joy de se préparer à être expulsée. Elle explique:

«Cette décision me rend très triste. J'aime la Turquie et le peuple turc. Je suis citoyenne turque, mère au foyer et j’allaite encore le plus jeune des trois enfants.»

Joy ne comprend pas comment elle pourrait constituer une menace pour la sécurité de l'État turc, ce qui semble être la raison de son expulsion. Le couple conteste la décision devant un tribunal, dans l'espoir de découvrir la véritable raison de cette interdiction de séjour en Turquie.

Une stratégie pour priver les églises de pasteurs

Joy fait partie des personnes protestantes expatriées qui se sont vu refuser un visa de séjour ou un permis de retour au cours des 18 derniers mois. Il est fort probable que le ministère pastoral de son mari Lütfü soit au cœur du problème. Le 24 juin, le pasteur américain Zach Balon s'apprêtait à prendre un vol depuis l'aéroport d'Istanbul avec sa famille lorsqu'on lui a dit qu'il ne serait pas autorisé à rentrer en Turquie. Il a décidé de ne pas voyager et a fait appel de la décision. Timur Topuz, président de la Fondation de l'Église protestante d'Istanbul, observe:

«Il y a eu une petite pause due à l'apparition du virus Covid-19, mais les expulsions ont maintenant recommencé.»

Il ajoute: «Nous sommes confrontés à une pression systématique visant les églises protestantes. Selon la loi turque, la communauté chrétienne - comme les autres communautés religieuses - n'est pas autorisée à former ses propres responsables dans le cadre du système éducatif. Elle compte sur des stages et des pasteurs étrangers pour servir ses églises. En exigeant que les pasteurs de plusieurs églises aient un permis d'entrée préalable, et alors que l’entrée en Turquie a été refusée à 35 responsables chrétiens l’an dernier, nous voyons qu'il y a une tentative de la part des autorités de priver les églises de pasteurs.»

Dans son rapport de 2018, l'Association des églises protestantes a déclaré que le discours public de haine contre la petite communauté chrétienne avait augmenté depuis l'affaire Brunson. En 2019, moins d'incidents ont été enregistrés, mais le problème est toujours présent. La communauté protestante turque se compose de 170 églises de différentes tailles, pour la plupart situées à Istanbul, Ankara et Izmir.



Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la présence de pasteurs dans le contexte difficile en Turquie
Prions pour le succès des appels en cours auprès de la justice et pour que ces familles chrétiennes restent unies
Prions pour que les églises protestantes de Turquie ne soient pas privées de leurs pasteurs

 

Nouvelles du 01/07/2020

 
Sujets de prière :
 
  • Remercions Dieu d’avoir encouragé ces prisonniers en répondant aux prières
  • Prions pour l’annulation complète de leurs condamnations respectives
  • Prions pour que les familles chrétiennes ne soient plus opprimées par les autorités en Iran
Iran: la réponse de Dieu à nos prières
 
 
Ils étaient responsables dans un réseau d’églises de maison en Iran, pays où la simple conversion au christianisme est un crime. Ce courage leur a valu des années de prison, mais Dieu leur a réservé une bonne nouvelle.
 
 
La prison d'Evin en Iran où plusieurs chrétiens sont incarcérés
 
 
«Les chrétiens iraniens demandent la prière après un verdict d'appel pour trois chrétiens de Rasht qui purgent des peines de dix ans de prison.» Lorsqu’ils ont envoyé de message il y a déjà quelque temps, nos frères et sœurs d’Iran savaient qu’ils pouvaient compter sur leur famille chrétienne autour du monde. Ils s’attendaient aussi, par la foi, à ce que les prières soient exaucées.
 
La réponse de Dieu
 
Elle est arrivée le 22 juin, lorsqu’on a appris que les peines de prison contre le pasteur Yousef Nadarkhani et Zaman (Saheb) Fadaie avaient été réduites à six ans au lieu de 10. La peine de Mohammadreza (Yuhan) Omidi a été réduite à deux ans et il devrait pouvoir être libéré en juillet. La décision concernant le quatrième membre de l'église, Yasser Mossayebzadeh, qui a été arrêté et condamné en même temps, n'est pas connue.
 
Les amis de ces chrétiens se réjouissent de la libération prochaine de Yuhan et, bien que satisfaits de la réduction des peines de Yousef et Saheb, ils souhaitent qu'ils soient acquittés de toutes les charges liées à l'exercice pacifique de leur foi.
 
Arrestations musclées et lourdes condamnations
 
Le pasteur Yousef Nadarkhani avait été violemment arrêté avec sa femme Tina, ainsi que Saheb, Yuhan et Yasser à Rasht en 2016. Après une audience en juin 2017, chacun des quatre hommes a été condamné à 10 ans de prison pour «avoir agi contre la sécurité nationale en propageant des églises de maison et en promouvant le christianisme sioniste». Yousef et Yuhan ont également été condamnés à deux ans d'exil intérieur dans le sud du pays.
 
Un premier appel en mai 2018 a confirmé les peines, mais une nouvelle révision a eu lieu en mai 2020 et a réduit les peines. Il semblerait que les voies légales pour un nouvel appel soient en cours d'exploration.
 
Des familles en souffrance
 
Si nous pensons à ces chrétiens en prison, n’oublions pas que les familles souffrent beaucoup de ce temps d’incarcération. Diminution des ressources, vulnérabilité, humiliation, éloignement… autant de sources d’inquiétude. Mais l’impact le plus fort se situe au niveau des enfants qui grandissent sans père. Un autre chrétien confiait à sa sortie de prison:
 
«Mon fils était si jeune qu’il commençait à m’oublier.»
 
Ces années de prison sont difficiles pour ceux qui sont derrière les barreaux. Un temps qui semble gaspillé et perdu à jamais. Or, Dieu utilise ce temps et ces détenus chrétiens pour communiquer l’Évangile à d’autres prisonniers. Un chrétien qui a retrouvé la liberté déclare:
 
«Dieu était avec moi et j’ai pu partager l’amour divin dans ce lieu sinistre.»
 
Pour les chrétiens détenus en Iran et leur famille, c’est un bonheur de savoir que, partout dans le monde, d’autres chrétiens pensent à eux. Vous signifiez beaucoup pour eux et ils vous en remercient. (Source : MEC) 
 
 

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