Les nouvelles (Eglises persécutées)

 

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L'Église persécutée et pays où les chrétiens sont persécutés. ( en audio)

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Porte ouverte est la source de ces informations

Prions pour nos frères et soeurs persécutés                         

Nouvelles du 16/09/2020

Érythrée: fortifier les oubliés

La récente libération de 20 chrétiens érythréens rappelle qu’entre 1.200 et 3.000 autres restent détenus en raison de leur foi dans des conditions effroyables.


Chrétiennes érythréennes en prière


L’information est passée quasiment inaperçue: le 9 septembre, le gouvernement érythréen a libéré sous caution une vingtaine de chrétiens incarcérés depuis des années. Une décision peut-être liée à la pandémie de Covid-19. Cette bonne nouvelle met en lumière une autre réalité. L’Érythrée se situe au 6e rang de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens. Des milliers de chrétiens y ont été emprisonnés pour avoir défié la loi de 2002 qui interdit tout culte en dehors de l'islam sunnite et de l'Église orthodoxe, catholique et luthérienne.

Brisé par la prison

C’est le cas de Shiden (pseudonyme) arrêté avec une quarantaine d'autres chrétiens pendant une réunion d’église secrète. Il a ensuite passé plus de dix ans dans trois prisons différentes, exposé à de fortes températures, au manque d'hygiène et à des railleries régulières pour renoncer à sa foi et ainsi mettre fin à ses souffrances. Shiden a refusé de céder.

Une fois par jour, une tasse de thé et une tranche de pain apparaissaient par un trou dans la porte. Il se demandait si quelqu'un savait s'il était encore en vie. Il a finalement été renvoyé chez lui de manière inattendue et sans aucune explication. Sa famille était ravie de son retour, mais lui était brisé. Sa mère nous dit:

«À sa libération, il était très très maigre. Il bégayait quand il parlait.»

Shiden est tombé dans une profonde dépression: à 30 ans passés, il avait du mal à accepter le fait qu'il avait manqué tant de choses: études, carrière, mariage, paternité... Et il n’a pas bénéficié des soins post-traumatiques dont il avait besoin.

Comme un trésor amassé

Shiden ne réalise pas encore que ses années de prison et de persécution n’ont pas été perdues. En fait, elles ont été investies et il s’est amassé un trésor par amour pour Dieu. L’apôtre Paul qui lui aussi avait connu la prison écrivait: «Ces choses qui étaient pour moi comme des gains, je les ai regardées comme des pertes, à cause de Christ» (Philippiens 3:7). Prions pour que cette déclaration devienne réalité dans la vie de Shiden!

En effet, malgré tous ses tourments, la foi de ce chrétien est restée intacte. Mieux: elle a été fortifiée, comme le remarque John, son frère, qui rapporte les paroles de Shiden: «Je veux servir le Seigneur jusqu’à ma mort. Et dans l’avenir je recevrai la couronne de justice qui m'est réservée, que le Seigneur me décernera ce jour-là.»



Sujets de prière :

Remercions Dieu pour la libération de cette vingtaine de chrétiens en Érythrée
Prions pour eux et pour Shiden: que Dieu les guérisse du traumatisme et de la dépression
Prions pour que les chrétiens d’Érythrée soient une bénédiction pour leur pays

 

Nouvelles du 09/09/2020

Covid-19: votre aide a un impact énorme en Asie

Des dizaines de milliers de chrétiens ont déjà été secourus en pleine crise sanitaire dans différents pays d’Asie.


«Personne d’autre que vous n’est venu nous aider», dit ce chrétien du Bangladesh


En Asie, beaucoup de chrétiens ont souffert de malnutrition. Certains risquaient de mourir de faim, faute de pouvoir travailler, ou étant négligés dans la distribution alimentaire en raison de leur foi. Nos équipes terrain ont été inondées d’appels à l'aide. Certaines situations étaient vraiment critiques, comme le raconte Saida, une de nos partenaires en Asie Centrale.

Réduits à manger de l’herbe!

«Dans une communauté vivent un certain nombre de chrétiens sourds. Ils ont été ignorés lorsque l'aide gouvernementale est arrivée. Ils ont été forcés à manger de l'herbe pour survivre!» Saida exprime sa gratitude pour les prières et le soutien des chrétiens du monde entier.

«Grâce à vous, nous avons pu leur fournir de la vraie nourriture. Votre aide a un impact énorme.»

En Inde, de nombreux pasteurs se sont retrouvés sans revenus ni nourriture en raison de la fermeture des églises et de l’absence d’offrandes. «Avec humilité et gratitude, je vous remercie pour votre soutien», dit le pasteur Rajan (pseudonyme) d’Inde. Grâce à vos prières, nous pouvons nous tenir aux côtés de nos frères et soeurs indiens particulièrement touchés par la crise.

Le travail de distribution d'aide est risqué

Fournir des provisions aux chrétiens dans le besoin est non seulement difficile mais aussi risqué. Rachel, équipière de Portes Ouvertes au Myanmar, en Asie du Sud explique: «Nous pouvons être arrêtés ou agressés si nous sommes soupçonnés d'aider les chrétiens. Des groupes d’insurgés, des extrémistes bouddhistes et parfois même des voisins s’y opposent fortement.»

«Il est vite devenu évident que la crise du Covid-19 a amplifié les discriminations et les persécutions déjà existantes» ajoute le directeur de Portes Ouvertes pour l’Asie:

«Nous continuerons à fournir une aide d'urgence et des secours là où nous le pouvons.»

Nous continuons à apporter notre aide

Alors que l’aide d’urgence continue, nous lançons la seconde phase, cruciale pour la survie de l’Église persécutée. «Tant que des pays sont en situation de verrouillage et que leurs économies fonctionnent à peine, nous devons aider les chrétiens persécutés et discriminés», poursuit le responsable de Portes Ouvertes en Asie. La phase 2 signifie que nous allons développer des projets pour que les chrétiens parviennent à gagner un peu d'argent par eux-mêmes. En Inde, nos partenaires mettent en place de nouveaux cours de couture. Au Bangladesh, nous aidons les chrétiens à se lancer dans l'agriculture. Dans d'autres pays, nous les aidons à créer des boutiques.

Ces projets débutent dès maintenant car les conséquences de la situation actuelle se feront sentir longtemps après la fin de la crise sanitaire. Merci de prier pour qu'ils puissent se mettre en place malgré les difficultés.



Sujets de prière :

Remercions Dieu pour le travail considérable des équipes de terrain
Prions pour que les besoins des chrétiens persécutés et discriminés soient pourvus
Prions pour la protection de nos partenaires alors qu’ils continuent à fournir une aide vitale

 

Nouvelles du 05/08/2020

 
Sujets de prière :
 
  • Remercions Dieu pour ces 3 familles chrétiennes qui ont su rester fermes dans leur foi
  • Prions pour que Dieu parle au cœur de cet adjoint et que Dieu se révèle à lui
  • Prions pour que les autorités mexicaines ne permettent plus ces persécutions
 
Mexique: «Dieu a combattu pour nous!»
 
 
Il faut souvent beaucoup d’efforts aux équipiers de Portes Ouvertes et aux chrétiens persécutés pour obtenir justice. Parfois, une bataille juridique se gagne sans lutte. C’est Dieu qui combat pour eux.
 
 
Habitants de Huejutla, commune du Mexique
 
 
Parce que leur foi chrétienne est incompatible avec les traditions locales qui mêlent catholicisme et paganisme, les chrétiens de l’État d’Hidalgo, dans l’Est du Mexique, subissent le harcèlement des autorités indigènes.
 
Depuis décembre 2019, trois familles recevaient des menaces d’un adjoint au maire de leur commune, Huejutla. Il leur a dit:
 
«Si vous continuez à refuser de participer financièrement aux festivités, je vous mettrai en prison.»
 
La réponse des familles est toujours restée la même: «Nous n’y contribuerons pas. Sachez que vous pouvez compter sur nous pour toutes les autres activités, mais pas pour ces festivités. C’est une question de conscience par rapport à nos convictions chrétiennes.»
 
Un dangereux bras de fer
 
Roberto, équipier de Portes Ouvertes au Mexique décrit cette région comme l’une des plus difficiles pour les chrétiens évangéliques. «Si quelqu’un ne paie pas la somme demandée pour organiser les processions et autres festivités, il peut aller en prison et même être expulsé définitivement du village avec toute sa famille.»
 
Roberto a vu des chrétiens devoir enterrer leurs proches dans d’autres cimetières que ceux auxquels ils devraient avoir accès, et leurs enfants être privés de scolarité parce que les parents refusaient de contribuer aux festivités locales. Dans bien des cas, les autorités locales ont coupé l’eau et l’électricité pour contraindre les familles chrétiennes à abandonner leurs convictions.
 
Coup de théâtre
 
Quand récemment les trois familles chrétiennes de Huejutla ont été convoquées au bureau de Conciliation à la mairie, elles n’en croyaient pas leurs oreilles. «Je me repens, et je retire maintenant l’accusation portée contre ces familles», a déclaré l’adjoint. Ces 18 personnes, harcelées durant six mois, sont toutes sorties du bureau très heureuses en déclarant:
 
«Dieu a le pouvoir de mettre nos ennemis de côté pour nous protéger!»
 
Portes Ouvertes avait engagé un avocat local pour aider les trois familles en question. Il était présent et a lui-même été impressionné lorsque l’adjoint a retiré sa plainte. Quant à Roberto, il se réjouit:
 
«Au milieu de tant de mauvaises nouvelles, nous avons reçu celle-ci comme un baume pour l'âme.»
 
 
 

Nouvelles du 29/07/2020

 
Sujets de prière :
 
 
  • Remercions Dieu pour le courage et la détermination sans faille de Kande et Bindu
  • Prions pour que leurs enfants soient consolés et qu’ils connaissent l’amour de Jésus
  • Prions pour les meurtriers de Kande, afin qu’ils ouvrent les yeux et voient la vérité
Inde: «Ne renoncez jamais à la foi en Jésus!»
 
 
Ce sont les derniers mots que Kande Munda a adressé à sa famille. Il a été assassiné le 7 juin dernier, simplement parce qu’il suivait Jésus.
 
 
Bindu et un de ses enfants (visages cachés par sécurité)
 
 
Aujourd’hui, Bindu pleure la mort de son mari Kande. Elle vit désormais cachée avec leurs deux enfants. Des personnes impliquées dans l’assassinat ont contacté sa famille. Elles demandent à Bindu de retourner au village et lui promettent sa sécurité, mais il est probable qu'elles aient l'intention de la tuer, elle et ses enfants. Après les funérailles de Kande, le père de Bindu l'a encouragée à quitter sa foi afin d'assurer sa survie. Mais elle a répondu:
 
«Je vivrai pour Jésus et je mourrai pour Jésus,
mais je ne reviendrai jamais en arrière.»
 
 
Une persécution terrifiante
 
Kande Munda était maçon de profession. Lui et sa famille ont été persécutés et discriminés à plusieurs reprises en raison de leur foi, même par ses propres frères et d'autres membres de sa parenté. La communauté locale exigeait de Kande qu'il verse de fortes sommes d’argent. En 2018, la persécution a pris une tournure terrifiante. Les villageois criaient régulièrement des menaces de mort à Kande pour qu’il quitte le christianisme. Et lorsque sa belle-mère, qui n’était pas chrétienne, est venue au village, elle a été violée pour décourager la famille de suivre Jésus. Kande et Bindu ont vécu ainsi sous pression pendant deux ans, puis ils ont envisagé de partir pour se mettre en sécurité.
   

Une fuite éperdue
 
Kande Munda
Le 7 juin, lors du dîner, ils parlaient justement de leur départ. Soudain, une foule s’est massée devant leur maison, demandant à Kande de sortir. À ce moment-là, il savait que sa vie était en danger et que ces gens avaient de mauvaises intentions. Bindu se souvient:
 

«Il m’a assuré de rester fort et de ne jamais abandonner sa foi en Jésus même s'ils le tuaient.»
 
Il fallait fuir. Vite! Alors que la famille tentait de s’échapper, Kande a été pris. Bindu et les enfants ont réussi à s’enfuir par l’arrière de la maison. Elle a essayé de se rendre chez les parents de Kande, mais personne ne voulait l'aider.
 
Kande a été emmené dans un endroit isolé, loin du village. Il a ensuite été brutalement frappé par un groupe d'hommes en colère jusqu'à ce qu'il meure. Ses propres frères ont été impliqués dans le meurtre. Pendant ce temps, Bindu a couru de maison en maison pour chercher de l'aide, qui lui a été refusée.
 
Le lendemain, le corps de son mari a été retrouvé dans une clairière. Personne n'a signalé le drame à la police. Bindu est allée faire un rapport à la police locale qui n'a pris aucune mesure, soudoyée par les personnes impliquées dans le lynchage. L'affaire a été classée comme un cas de conflit de propriété et aucun coupable n'a été arrêté.
 
Le meurtre a eu lien en pleine crise du Covid-19, laquelle affecte particulièrement les chrétiens qui sont souvent exclus de l'aide humanitaire en raison des persécutions subies.
 
 

Nouvelles du 22/07/2020

 
Sujets de prière :
 
  • Remercions Dieu pour le travail des ONG au Nigéria
  • Prions pour que Rose et les chrétiens touchés par ces violences bénéficient de leurs actions
  • Prions pour que les autorités du Nigéria prennent la protection des chrétiens en considération
Nigéria: les chrétiens sont-ils l'objet d'un génocide?
 
 
Les violences et les pertes humaines parmi les chrétiens du Nigéria se poursuivent.
 
 
Fosse commune pour 9 chrétiens dans un village au Nigéria
 
 
Matthew, le mari de Rose (pseudonymes) était en patrouille ce soir-là avec le secrétaire de l’église. C’était à leur tour de vérifier les éventuels signes d’une attaque sur leur village. Il a été abattu sur le chemin du retour. Des gens du village ont amené Rose le lendemain matin sur le lieu du drame.
 
«J’ai vu mon mari étendu mort avec la tombe déjà creusée. J’étais en état de choc. J’ai serré mes filles dans mes bras et j’ai pleuré.»

22 morts, des dizaines de blessés, 163 maisons incendiées, plus d’un millier de personnes en fuite: c’est le bilan des dernières attaques dans l’État de Kaduna entre le 10 et le 12 juillet.
 
Des données crédibles

Une ONG de la société civile nigériane dirigé par une criminologue chrétienne vient de publier un rapport qui s’appuie sur des comptes rendus détaillés et des témoignages fiables. Il indique que parmi les nombreuses victimes recensées entre janvier et juin 2020, la plupart d'entre elles résulte des meurtres commis par des membres de la communauté d'éleveurs peuls, majoritairement musulmans, qui ont été radicalisés pour mener des attaques contre des communautés rurales en majorité chrétiennes dans les États de la Ceinture Centrale, riches en agriculture.
 
Une autre partie des chrétiens tués est attribuée à des meurtres commis par des groupes islamiques radicaux dans le Nord-Est, comme Boko Haram et l'État islamique en Afrique Occidentale (ISWAP), en plus d'autres auteurs tels que des bandits armés.
Du côté de Portes Ouvertes, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens classe le Nigéria au 12e rang en 2020. Et pour la cinquième année consécutive, le Nigéria est en tête des pays où les chrétiens sont les plus nombreux à être tués pour leur foi.
 
Les chrétiens ciblés en toute impunité

«Les policiers censés faire respecter le couvre-feu étaient introuvables au moment où les attaques ont débuté», soulignent plusieurs témoignages repris par les médias et différentes ONG. Le directeur de l’ONG Christian Solidarity Worldwide (CSW) s’insurge: «Nous sommes consternés par l’attitude des forces de sécurité, qui n'ont pas réussi à empêcher ces groupes armés de terroriser des civils pendant trois jours consécutifs.» Il poursuit:
 
«La violence et les pertes en vies humaines qui se poursuivent sont emblématiques d'un échec durable ou d'un manque de volonté des autorités à assumer la protection efficace et impartiale de tous les citoyens.»

Vers un génocide caractérisé

Une ONG nigériane s’alarme: «Le nombre de jeunes filles et de femmes, mariées ou non, enlevées par des musulmans radicaux augmente rapidement. Elles sont utilisées comme esclaves sexuelles ou mariées de force et converties à l'islam.»
 
En décembre 2019, le Département d'État américain a placé le Nigeria sur sa liste de surveillance spéciale des pays qui commettent ou tolèrent de graves violations de la liberté religieuse. Une ONG américaine a informé la Cour pénale internationale de La Haye que le niveau de qualification de génocide contre les chrétiens avait été atteint au Nigéria. Elle a demandé une enquête sur les atrocités de masse qui y sont commises.
 
 

Nouvelles du 15/07/2020

 
Sujets de prière :
 
  • Remercions Dieu pour le contact que nous avons pu avoir avec les chrétiens déplacés
  • Prions pour eux afin qu'ils ne perdent pas espoir et ne cèdent pas à la panique
  • Prions pour que l’Église continue à partager l’Évangile en paroles et en actes malgré ces circonstances
Le Mozambique: nouveau foyer de persécution des chrétiens
 
 
Une attaque de djihadistes dans le Nord du Mozambique a provoqué la panique au sein de la population locale. 20 responsables d’églises et plus de 300 familles chrétiennes ont besoin de nos prières.
 
 
Le Nord du Mozambique subit la menace de groupes islamistes étrangers
 
 
Le Mozambique fait partie des pays situés à la porte de l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens. Depuis plusieurs années, on y voit monter les signes avant-coureurs de la persécution. Aujourd'hui, des centaines de familles chrétiennes sont dans la détresse. Les combattants islamiques sont arrivés en grand nombre à Mocímboa da Praia le 27 juin dernier. Ils ont mis le feu à une église catholique, à une école secondaire, à l'hôpital du district et à des dizaines de maisons, de voitures et de magasins. Les attaquants ont également libéré des détenus d'une prison locale avant de hisser des drapeaux noirs de l'État islamique. Les assaillants ont eu «une brève confrontation avec la police et l'armée». L'affrontement a duré plusieurs heures. À la fin, le sol était jonché de cadavres, y compris de civils», ont déclaré des témoins.
 
L'insécurité grandit pour les chrétiens
 
L’insécurité grandissante et persistante dans la province de Cabo Delgado le long de la frontière tanzanienne inquiète fortement la population. Environ 500.000 personnes seraient impactées par ces violences. Portes Ouvertes a reçu un appel concernant 20 responsables d’églises et plus de 300 familles chrétiennes pour les aider à surmonter la tempête:
 
«Priez pour que des moyens soient mis en œuvre par des partenaires sur le terrain afin d’apporter l'aide dont nos frères et sœurs traumatisés ont désespérément besoin au milieu des complications de Covid-19.»
 
Des attaques audacieuses et meurtrières
 
Mocimboa da Praia et ses environs ont subi plusieurs attaques violentes ces derniers mois. Fin mars, les assaillants ont hissé leur drapeau au-dessus de cette ville côtière qu’ils ont tenue pendant plusieurs heures. Le 1er avril, les djihadistes ont envahi quatre villages alentours. Ils ont incendié une église à Miangalewa et détruit des bâtiments institutionnels dans les villages de Namacunde, Ntchinga et Moatid. L’attaque la plus meurtrière à ce jour a eu lieu le 7 avril à Xitaxi, faisant 52 morts, des jeunes ayant refusé de rejoindre les rangs des assaillants.
 
Les violences ont commencé en octobre 2017, alimentées selon les observateurs par la marginalisation de la population musulmane pourtant majoritaire dans la région. Le gouvernement, qui affirme avoir tué plus de 100 insurgés au cours des derniers mois, est accusé de brutalité envers les civils.
 
Sous la menace du terrorisme islamiste
 
Alors que l’État Islamique a revendiqué sa responsabilité dans plusieurs de ces actes, un certain mystère entoure leurs auteurs. Sont-ils en lien avec le groupe islamiste Al Shabaab en Somalie? Des extrémistes venus du Kenya et de Tanzanie seraient aussi impliqués dans ces attaques.
 
(Portes Ouvertes n'a pour l'instant pas de projets dans ce pays).
 
 

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